Le Caire, le 21 septembre 2026, WAFA – Le président du Parlement arabe, Mohammed Al-Yamahi, a condamné les incursions de colons et de ministres du gouvernement israélien dans l'esplanade des Mosquées, sous la protection des forces d'occupation israéliennes. Ces incursions ont coïncidé avec des fêtes juives et ont notamment consisté en l'exécution de rituels talmudiques et de prières dans les cours de la mosquée.
Dans une déclaration publiée lundi, M. Al-Yamahi a affirmé que ces violations constituent une escalade systématique et une grave provocation à l'égard des sentiments de centaines de millions de musulmans à travers le monde, ainsi qu'une violation flagrante du statu quo historique et juridique de la mosquée Al-Aqsa.
Il a averti que l'instrumentalisation des fêtes religieuses comme prétexte pour prendre d'assaut la mosquée Al-Aqsa et y imposer des rituels étrangers, sous la protection officielle du gouvernement d'occupation, révèle des tentatives délibérées de modifier l'identité de la mosquée Al-Aqsa et d'imposer une nouvelle réalité afin de saper son statut actuel et de la diviser dans le temps et l'espace. Il a souligné que la poursuite de ces pratiques aura de graves répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région.
Al-Yamahi a insisté sur le fait que les tunnels et les fouilles ne sauraient servir à altérer les faits historiques et juridiques ni à effacer l'identité arabe et islamique de Jérusalem et de ses lieux saints. Il a souligné que la mosquée Al-Aqsa, dans son intégralité, y compris ses cours, ses portes et ses espaces de prière, est une mosquée purement islamique, et que le Mur occidental (mur d'Al-Buraq) fait partie intégrante des lieux saints islamiques de Jérusalem occupée.
Al-Yamahi a affirmé que toute tentative d'imposer une nouvelle réalité par la force ou de modifier le statu quo historique et juridique actuel ne saurait légitimer l'occupation ni lui conférer la moindre légitimité sur les lieux saints.
Il a appelé la communauté internationale et le Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités pour mettre fin à ces graves violations, contraindre l'occupation à respecter le droit international et les résolutions de la légitimité internationale, et à cesser toute mesure unilatérale et provocatrice à Jérusalem-Est occupée. Il a souligné que le silence face à ces violations encourage leur perpétuation et que la protection des lieux saints et la prévention de toute atteinte à leur identité constituent une responsabilité internationale qui ne saurait être différée.
Al-Yamahi a réaffirmé que Jérusalem demeurerait une priorité absolue pour la nation arabe, que la mosquée Al-Aqsa resterait une ligne rouge infranchissable et que toute tentative d'imposer un fait accompli par la force ne changerait rien au fait que Jérusalem est une ville occupée, ni ne légitimerait l'occupation sur ses lieux saints ou ne lui donnerait le droit d'altérer son identité arabe et islamique.
F.N



