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Accueil Les Prisonniers 28/September/2026 01:37 PM

Ben Gvir menace Hassan Salameh de mort, le Club des prisonniers alerte sur une politique systématique

Ben Gvir menace Hassan Salameh de mort, le Club des prisonniers alerte sur une politique systématique

Ramallah, le 28 septembre 2026, WAFA — Le Club des prisonniers palestiniens a déclaré que l’apparition du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans la cellule du détenu Hassan Salameh, l’un des principaux dirigeants du mouvement des prisonniers, et les menaces de mort et d’exécution qu’il a proférées à son encontre dans une vidéo publiée sur ses plateformes, reflétaient une politique systématique adoptée par le système d’occupation, et non un comportement individuel.

Dans un communiqué publié ce lundi, le Club des prisonniers a indiqué que cette vidéo intervenait après la diffusion par Ben Gvir de dizaines d’autres séquences dans lesquelles il apparaissait en train d’humilier délibérément les prisonniers, de les maltraiter et de les menacer de mort. Selon l’organisation, la dernière vidéo constitue une nouvelle étape dans les efforts publics des autorités d’occupation visant à tuer des prisonniers et à cibler les dirigeants du mouvement des prisonniers, tout en présentant ces actions comme des réalisations politiques.

Le Club des prisonniers a souligné que la gravité de ce comportement était accrue par les menaces explicites de meurtre et d’exécution, dans un contexte d’escalade sans précédent des mesures prises dans les prisons à l’encontre des prisonniers, en particulier des dirigeants. Ceux-ci sont soumis depuis le début de la guerre à des politiques systématiques comprenant l’isolement cellulaire, les agressions physiques, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et les transferts répétés, autant de mesures qui, selon l’organisation, mettent leur vie et leur sécurité en danger.

Le Club des prisonniers a mis en garde contre le fait de considérer ces vidéos comme de simples outils de propagande politique, estimant qu’elles contribuent à préparer le terrain à la prise pour cible et à l’élimination des dirigeants du mouvement des prisonniers.

Il a également souligné que l’instrumentalisation de la question des prisonniers à des fins de surenchère politique et électorale n’était pas nouvelle. Selon lui, les prisonniers ont été utilisés pendant des années comme un outil dans les campagnes électorales afin de promouvoir des positions plus dures à leur encontre. Toutefois, la situation actuelle est, d’après le Club des prisonniers, plus grave, avec le passage à des menaces directes de meurtre et d’exécution ainsi que la mise en scène, devant le public, d’opérations de répression contre les prisonniers dans les établissements pénitentiaires.

Le Club des prisonniers a tenu les autorités d’occupation pour pleinement responsables de la vie du détenu Hassan Salameh et de l’ensemble des prisonniers. Il a appelé les institutions internationales et les organisations de défense des droits humains à assumer leurs responsabilités, à mettre fin à l’incitation officielle à leur encontre, à leur assurer une protection et à demander des comptes aux autorités d’occupation pour les violations commises à leur encontre.

Il a insisté sur le fait que les menaces de Ben Gvir et ses apparitions répétées dans les prisons ne pouvaient être dissociées du système de répression auquel sont soumis les prisonniers, ajoutant que la poursuite de ces pratiques en l’absence de mécanismes internationaux de reddition de comptes constituait un risque croissant pour leur vie.

Le détenu Hassan Salameh :

Hassan Salameh est né le 9 août 1971 dans la ville de Khan Younès. Il s’est engagé très tôt dans l’action militante et a été arrêté à plusieurs reprises pendant la première Intifada, la plupart du temps dans le cadre de détentions administratives. Il avait également été blessé durant cette période.

Les autorités d’occupation ont arrêté Salameh en 1996, alors qu’il se trouvait dans la ville d’Hébron. Il a été blessé par des tirs israéliens lors de son arrestation et a passé un certain temps dans l’un des hôpitaux civils relevant des autorités israéliennes.

Après son arrestation, il a subi un interrogatoire particulièrement sévère qui a duré environ quatre mois et au cours duquel il aurait été soumis à des actes de torture. En 1997, les autorités d’occupation l’ont condamné à 48 peines de réclusion à perpétuité. Selon le Club des prisonniers, il s’agit de la troisième peine la plus lourde parmi les prisonniers condamnés à perpétuité, après celles infligées à Abdallah Barghouti et Ibrahim Hamed.

Salameh a été placé à l’isolement pendant environ 14 ans, en deux périodes distinctes. Son isolement a pris fin à la suite d’une grève de la faim menée par les prisonniers en 2012. Après le début de la guerre dans la bande de Gaza, les autorités d’occupation l’ont de nouveau placé à l’isolement, avec plusieurs autres dirigeants du mouvement des prisonniers. Il se trouve toujours à l’isolement à ce jour.

Au cours de ses années de détention, Salameh a épousé en 2010 l’ancienne détenue Ghufran Zamel. Les autorités d’occupation ont toutefois continué à empêcher son épouse de lui rendre visite depuis leur mariage.

Durant ses longues années de détention, sa famille n’a pu lui rendre visite qu’à deux reprises. Il a par ailleurs été privé de faire ses adieux à sa mère ainsi qu’à plusieurs membres de sa famille, décédés au cours des années de guerre dans la bande de Gaza.

H.A

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