Ramallah, 4 novembre 2026, WAFA— La Commission des affaires des prisonniers et des anciens détenus a indiqué que la détenue Hanaa Mohammad Hassan al-Bidaq, originaire de Ramallah, souffrait de problèmes de santé aggravés par ses conditions de détention. Arrêtée le 7 septembre 2025, elle demeure incarcérée dans des conditions particulièrement dures et inhumaines.
Selon la Commission, qui s’est appuyée sur le témoignage de la détenue recueilli par son avocat, celle-ci a besoin d’un traitement régulier en raison d’une hypothyroïdie diagnostiquée avant son arrestation. Depuis son incarcération, elle n’a toutefois pas été orientée vers un endocrinologue afin que son état de santé soit évalué et que le dosage approprié de son traitement soit déterminé. Son état nécessite pourtant des analyses sanguines périodiques et un suivi médical spécialisé à intervalles de six mois au maximum, les doses devant être ajustées en fonction des résultats des analyses.
Depuis juillet dernier, la détenue souffre également de la gale et en présente toujours les symptômes, dans un contexte de négligence médicale délibérée. Elle affirme en outre avoir perdu 42 kilogrammes en raison de la politique de famine menée dans les prisons israéliennes.
La détenue a par ailleurs indiqué que, le 8 octobre dernier, les prisonnières avaient fait l’objet d’une opération de répression à l’intérieur de la prison de Damon, menée par des unités de « Yamaz » avec la participation du responsable de la prison. Les détenues auraient eu les mains menottées dans le dos, les yeux bandés et auraient été frappées lorsqu’elles ont été conduites vers leur quartier. Du gaz lacrymogène aurait également été diffusé à l’intérieur des cellules, tandis que les prisonnières étaient la cible d’insultes et de propos humiliants.
La prison de Damon compte 82 détenues, auxquelles s’ajoute la prisonnière Bushra al-Tawil, placée à l’isolement dans un autre établissement pénitentiaire.
Concernant l’alimentation, Hanaa al-Bidaq a déclaré que les repas étaient servis en quantités très insuffisantes et que leur qualité était mauvaise.
S’agissant de la promenade, elle a indiqué que les détenues ne disposaient que d’une demi-heure, de manière irrégulière.
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