Ramallah, le 15 octobre 2026, WAFA – Le directeur du Réseau des organisations non gouvernementales dans la bande de Gaza, Raëft Majdalawi, a alerté sur l’aggravation de la crise humanitaire dans le territoire palestinien, imputant cette détérioration à la baisse des financements et aux restrictions israéliennes imposées à l’entrée de l’aide humanitaire.
Selon lui, plus de 80 % des habitants de la bande de Gaza vivent en situation de déplacement, tandis que plus d’un million de personnes dépendent de l’aide humanitaire pour subvenir à leurs besoins essentiels.
M. Majdalawi a précisé que certaines familles ne parvenaient, même dans les meilleures conditions, à obtenir qu’un seul repas par jour. Il a souligné que l’insuffisance des financements et les entraves à l’acheminement de l’aide limitaient considérablement la capacité des organisations locales à répondre aux besoins croissants de la population.
Dans un entretien accordé jeudi à la radio Voix de la Palestine, il a également mis en garde contre la vulnérabilité des tentes abritant les personnes déplacées, qui offrent une protection insuffisante contre les pluies, le froid et les inondations à l’approche de l’hiver. Cette situation est aggravée par le manque d’abris adaptés et de produits de première nécessité.
Le responsable a par ailleurs indiqué que la crise affectait également les secteurs de la santé et de l’éducation, confrontés à des pénuries persistantes de médicaments et de fournitures médicales. Il a également évoqué les difficultés liées à l’enseignement à distance, en raison de l’accès irrégulier à l’électricité et à Internet.
M. Majdalawi a appelé à mobiliser les financements nécessaires et à acheminer davantage d’aide humanitaire afin de répondre à l’aggravation des besoins de la population dans la bande de Gaza.
H.A



