Ramallah, 28 octobre 2026, WAFA — Les forces d’occupation israéliennes poursuivent leur offensive dans le gouvernorat d’Hébron pour le sixième jour consécutif, dans un contexte de bouclage persistant et de fortes restrictions à la circulation. Les arrestations, les perquisitions et les interrogatoires sur le terrain se multiplient, tandis que les violences et les mauvais traitements affectent tous les aspects de la vie quotidienne, des déplacements et du travail à l’éducation et à l’accès aux soins.
Selon les données recueillies par le Club des prisonniers palestiniens, quelque 110 arrestations ont été recensées depuis le début de l’offensive, dont celles de sept enfants et de dizaines d’anciens détenus ayant déjà été emprisonnés. Cette tendance révèle que les mêmes personnes sont régulièrement prises pour cible et arrêtées de nouveau, leur passé carcéral semblant constituer à lui seul un motif de nouvelle arrestation.
Trois femmes figurent parmi les personnes arrêtées. Deux ont été libérées par la suite, tandis que la troisième reste détenue et interrogée au centre de détention de Moscobiya. Les forces d’occupation maintiennent également en détention huit proches de Palestiniens tués, après avoir prolongé leur détention et les avoir transférés dans des centres d’interrogatoire. Selon le Club, ces mesures élargissent le cercle des personnes visées aux familles et font de l’arrestation un instrument de « punition » collective qui s’étend au-delà de l’individu à son entourage social et familial. Des personnes en situation de handicap ont également été arrêtées.
L’offensive ne se limite pas aux arrestations. Des centaines d’habitants ont également été soumis à des interrogatoires sur le terrain lors des incursions et des opérations militaires menées dans différentes parties du gouvernorat. Conduits dans les rues, aux points de contrôle et à l’intérieur des maisons, ces interrogatoires servent, selon le Club, à recueillir des informations, à semer la peur et à maintenir la population sous surveillance et sous pression permanentes. Ils s’accompagnent de diverses formes de violence et de méthodes d’une extrême brutalité, au point de s’apparenter à de véritables actes de torture.
La campagne s’est également accompagnée d’agressions, de mauvais traitements et de passages à tabac violents, ainsi que de fermetures de routes et d’entrées de localités et d’un durcissement des restrictions de circulation. Ces mesures ont perturbé la vie quotidienne et entravé l’accès au travail et aux services essentiels. Certains habitants ont même été contraints de quitter leur domicile.
Le Club des prisonniers palestiniens a souligné que la situation à Hébron ne pouvait être dissociée de l’intensification des opérations militaires dans les territoires palestiniens depuis le début de la guerre génocidaire. Plusieurs gouvernorats ont connu des opérations répétées, particulièrement à Jénine et à Tulkarem, accompagnées d’arrestations massives, d’interrogatoires à grande échelle, de déplacements forcés, de destructions de logements et d’infrastructures et de restrictions sévères à la circulation.
Selon le Club, ces pratiques comptent parmi les principaux moyens de cibler la présence palestinienne et constituent des instruments du système d’apartheid en place. Elles se sont intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza, parallèlement à la multiplication des attaques de colons et à l’expansion de la colonisation à une ampleur sans précédent.
N.S


