Accueil Politique 30/août/2018 01:55

Les résolutions des Nations-Unies concernant la question des réfugiés palestiniens

Par Zahran Maali

Naplouse, le 30 août 2018, WAFA- la semaine dernière, le président des Etats unis, Donald Trump a décidé de réaffecter de plus de 200 millions de dollars d’aide économique présentée à la bande de Gaza et à la Cisjordanie à des projets ailleurs.

De plus, Washington a également réduit de 65 millions de dollars des aides présentées à l’office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Il convient de mentionner que le président Trump, depuis son entrée en fonction le 20 janvier 2017, a pris une série des décisions allaient de l‘extorsion politique au chantage financier et économique.

Selon les récents rapports par les médias israéliens et internationaux, l’administration de Trump ne sera pas satisfait de réduire les aides à l’UNRWA, mais tentera de changer les résolutions internationales afin de mettre un terme à la question des réfugiés palestiniens.  

Les rapports ont mentionné que l’administration américaine devrait annoncer les détails d’un nouveau plan visant à liquider la question des réfugiés palestiniens au début du mois de septembre, comprenant le gel de toute aide présenté à l’UNRWA en Cisjordanie occupée et appelant Israël à arrêter tout transfert de fonds présentés à l’UNRWA des autres pays.

Selon le plan, l’administration de Trump ne reconnaitra que 10% du nombre actuel de réfugiés palestiniens (un demi-million sur 5,2 millions de réfugiés palestiniens dans le monde).

Le nouveau plan cible les réfugiés palestiniens à la première génération qui ont été forcement expulsés de leurs maisons pendant la Nakba de 1948, sans leurs enfants ou leurs petits-enfants, en violation des données de l’UNRWA qui a défini le réfugié palestinien de la personne qui a vécu durant la période du 1er juin 1946 au 15 mai 1948 et a perdu son foyer et ses moyens de subsistance suite au conflit de 1948.

De plus, Les descendants d’hommes de réfugiés palestiniens, y compris les enfants légalement adoptés, peuvent également être enregistrés.

Les décisions américaines, si elles seront appliquées, violent d’une manière flagrante les résolutions des Nations-Unies pertinentes à la cause de réfugiés palestiniens que l’agence de WAFA passe en revue les plus importantes :

La résolution (194) de l’Assemblée générale de l’ONU en 1948 :

Le 11 décembre 1948, l’Assemblée générale a adopté la résolution (194), prévoyant que les réfugiés devraient rentrer chez eux et vivre en paix avec leurs voisins au plus tôt possible et devraient être compensés pour leurs propriétés de ceux qui choisissent de pas retourner à leur patrie et pour les pertes ou les dommages aux propriétés qui devraient être réparés par les gouvernements ou les autorités responsables, selon les principes de la loi internationale.  

Commandes la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement et la réinstallation des réfugiés, de les réhabiliter au niveau social et économique, de les récompenser et de maintenir des contacts étroits avec le directeur de l’UNRWA et les institutions spécialisées des Nations Unies appropriés.

La résolution (273) de l’Assemblée générale de 1949 :

La résolution est subordonnée à l‘acceptation conditionnelle de l‘adhésion d‘Israël aux Nations Unies, surtout, la reconnaissance israélienne de la résolution (181) de partition le 29 novembre 1947 et de la résolution (194) sur le retour des réfugiés et la compensation le 11 décembre 1948.

La résolution (302) de l’Assemblée générale_ Aide aux réfugiés palestinien :

‘L’Assemblée générale

‘Rappelant ses résolutions 212 (III) 2 du 19 novembre 1948 et 194 (III) 3 du 11 décembre 1948, et confirmant notamment les dispositions du paragraphe 11 de cette dernière résolution,

‘ Ayant pris connaissance avec satisfaction du premier rapport provisoire 4 de la Mission économique d’étude pour le Moyen-Orient et du rapport du Secrétaire général sur l’aide aux réfugiés de Palestine,

‘ 5. Reconnaît la nécessité de continuer, sans préjudice des dispositions du paragraphe 11 de la résolution 194 (III) adoptée par l’Assemblée générale, le 11 décembre 1948, à venir en aide aux réfugiés de Palestine en leur portant secours pour empêcher que la famine et la détresse ne règnent parmi eux et pour réaliser un état de paix et de stabilité ; reconnait également qu’il importe de prendre sans tarder des mesures positives en vue de mettre fin à l’aide internationale sous forme de secours,

‘ 7.   Crée l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, office qui aura pour fonction,

  1. D’exécuter, en collaboration avec les pouvoirs publics locaux, le programme de secours direct et les programmes de travaux recommandés par la Mission économique d’étude,
  2. De se concerter avec les gouvernements intéressés du Proche-Orient au sujet des mesures préparatoires qu’ils devront prendre avant que ne prenne fin l’aide internationale pour le secours et les programmes de travaux.

La résolution (513) de l’Assemblée générale en 1952 :

‘Nous notons avec regret que, comme indiqué au paragraphe 87 du rapport, la Commission n’a pas été en mesure de s’acquitter du mandat que lui ont confié les résolutions de l’Assemblée générale et que les résolutions susmentionnées ne sont pas encore appliquées, notamment pour le rapatriement des réfugiés souhaitant rentrer chez eux.’

‘En ce qui concerne l’évaluation de l’indemnisation juste et adéquate des biens des réfugiés qui ne souhaitent pas rentrer chez eux, elle considère que les gouvernements concernés ont la responsabilité première de régler leurs différences en suspens conforment aux résolutions de l’Assemblée générale sur la Palestine.’

‘Et demande instamment aux gouvernements concernés de parvenir à un accord afin de parvenir à un règlement urgent de leurs différences selon les résolutions de l’Assemblée générale sur la Palestine et, à cette fin, de suivre pleinement les facilités des Nations Unies.’

‘ Il considère que la Commission de réconciliation palestinienne devrait poursuivre ses efforts pour assurer que les résolutions de l’Assemblée générale concernant la Palestine soient changées et demande au Secrétaire général de préparer le personnel et les moyens nécessaires pour appliquer les dispositions de ces résolutions.

La résolution (237) du Conseil international de sécurité en 1967 :

La résolution demande à Israël de respecter les droits de l’homme dans les zones touchées par le conflit au Moyen-Orient en 1967, demandant au gouvernement israélien d’assurer la sécurité et le bien-être des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu et de faciliter le retour de ces habitants qui avaient fui.

Le Conseil de sécurité, prend en compte la nécessité urgente d’atténuer les souffrances pour les civils, les prisonniers de guerre dans la zone de conflit au Moyen-Orient, estimant que les droits de l‘homme fondamentaux et inaliénables doivent être respectés même dans des conditions de guerre instables.

La résolution affirme que toutes les obligations découlant de la Convention de Genève pertinent au traitement des prisonniers de guerre le 12 août 1949, doivent être respectées par les parties au conflit.

Les principes humanitaires du traitement des prisonniers de guerre et la protection des personnes civiles pendant la guerre, contenus dans les Conventions de Genève du 12 août 1949, sont fortement respectés par les gouvernements concernés.

La résolution demande au Secrétaire général de suivre l’application efficace de cette résolution et le rapport de Conseil de sécurité à cet égard.

La résolution (3236) de l’Assemblée générale en 1974 :

 ‘L’Assemblée générale, ayant examiné la question de Palestine, ayant entendu la déclaration de l’Organisation de libération de la Palestine, représentant du peuple palestinien et ayant également entendu d’autres déclarations faites au cours du débat, gravement préoccupée par le fait qu’aucune solution juste n’a encore été trouvée pour la question de Palestine.’

 La résolution reconnaît que le problème de réfugiés palestiniens continue de mettre en danger la paix et la sécurité internationales et reconnaissant que le peuple palestinien avait été empêché de jouir de ses droits, en particulier, son droit à l’autodétermination conformément à la Charte des Nations unies.

Rappelant ses résolutions pertinentes qui affirment le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

La résolution réaffirme les droits inaliénables du peuple palestinien en Palestine dont le droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure et le droit à l’indépendance et à la souveraineté nationales.

De plus, cette résolution réaffirme également le droit inaliénable des Palestiniens au retour à leurs foyers et leurs propriétés d’où ils ont été déplacés et déracinés, demandant leur retour et soulignant que le respect total et la réalisation de ces droits inaliénables du peuple palestinien sont indispensables au règlement de la question de Palestine.

La résolution reconnaît que le peuple palestinien est une partie principale pour l’établissement d’une paix juste et durable au Moyen-Orient et en outre le droit du peuple palestinien de restaurer ses droits par tous les moyens conformément aux principes de la Charte des Nations unies.

De plus, cette résolution fait appel à tous les États et organisations internationales pour qu’ils aident le peuple palestinien dans sa lutte pour restaurer ses droits, conformément à la Charte de l’ONU, demandant au Secrétaire général d’établir des contacts avec l’Organisation de Libération de la Palestine au sujet de toutes les questions relatives à la cause de Palestine.

‘ Prie le Secrétaire général de faire rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trentième session, sur l’application de la présente résolution.’

‘ 9. Décide d’inscrire la question intitulée ‘Question de Palestine’ à l’ordre du jour provisoire de sa trentième session.’

H.A

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