Accueil Les Prisonniers 23/septembre/2020 02:23

Geler la détention administrative considérée d’un contournement de la grève du prisonnier Al-Akharas

Geler la détention administrative considérée d’un contournement de la grève du prisonnier Al-Akharas
Le prisonnier Maher Al-Akharas et sa fille

Ramallah, le 23 septembre 2020, WAFA- Le Club des prisonniers palestiniens a confirmé que la décision de la Cour suprême de l’occupation de geler la détention administrative du prisonnier gréviste, Maher Al-Akharas, ne signifie pas la fin de sa détention administrative.

Dans son communiqué publié aujourd’hui mercredi, le Club a ajouté que cette décision est un contournement de la grève du prisonnier Al-Akharas et une astuce par laquelle la Cour suprême de l'occupation exerce son rôle de complice auprès des services du renseignement, et contribue principalement à renforcer la politique de détention administrative et de vengeance contre les prisonniers.

Selon le Club des prisonniers, le tribunal de l'occupation avait précédemment eu recours à la décision de gel comme une astuce et un outil utilisé pour faire face aux grèves des prisonniers contre la détention administrative, d’autant plus que l'état de santé du prisonnier en grève était extrêmement dangereux.

Le Club a porté à l’occupation l’entière responsabilité de la vie du prisonnier Maher Al-Akharas qui est en grève depuis 59 jours et fait face à une double menace à l'hôpital israélien "Kaplan", avec l'escalade continue de coronavirus.

Il a appelé toutes les institutions internationales des droits de l’homme d’intervenir sérieusement pour mettre fin à la souffrance du prisonnier Al-Akharas et arrêter sa détention administrative, mentionnant que l’occupation israélienne poursuit les arrestations contre les citoyens Palestiniens malgré toutes les demandes de libérer les prisonniers dans le monde.

Le prisonnier Al-Akharas, âgé de 49 ans, originaire du sud de Jénine, en Cisjordanie, entame une grève de la faim illimitée depuis le 27 juillet 2020, en protestation de sa détention administrative, il est confronté actuellement à de graves problèmes de santé.

Al-Akharas a été arrêté à plusieurs reprises : la première en 1989, la seconde en 2004, puis il a été de nouveau arrêté en 2009 et 2018.

Le prisonnier est père de six enfants, dont une fille de 6 ans, il travaillait dans l'agriculture avant son arrestation, il souffre d'hypertension, depuis sa détention en 2018.

L'occupation l'avait de nouveau arrêté le 27 juillet dernier et transféré en détention administrative pour une période de quatre mois, ce qui a été confirmé plus tard.

La détention administrative est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de 6 mois maximum, renouvelable de manière indéfinie, sans inculpation ni procès.

H.A

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