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Accueil Les Prisonniers 08/March/2026 07:11 PM

À l'occasion de la Journée internationale des femmes : 72 prisonnières palestiniennes confrontées à la torture et aux mauvais traitements dans les prisons israéliennes.

À l'occasion de la Journée internationale des femmes : 72 prisonnières palestiniennes confrontées à la torture et aux mauvais traitements dans les prisons israéliennes.

Ramallah, le 8 mars 2026, WAFA – La Journée internationale des femmes, célébrées le 8 mars, est l'occasion de rendre hommage aux réalisations et aux luttes des femmes pour la justice et l'égalité.

Cependant, en Palestine, cette journée revêt une tout autre signification. Les femmes palestiniennes vivent sous occupation israélienne, où la symbolique de cette journée est inextricablement liée à des récits de perte, d'oppression, de privation et de souffrance.

Dans ce contexte, la question des prisonnières palestiniennes apparaît comme un enjeu historique central, lié aux tentatives constantes de l'occupation de cibler la présence palestinienne et de saper le rôle des femmes palestiniennes.

Statistiques sur les prisonnières palestiniennes dans les prisons israéliennes;

Les autorités d'occupation israéliennes continuent de détenir 72 prisonnières palestiniennes, la plupart à la prison de Damon. Parmi elles figurent trois mineures et 32 ​​mères avec 130 enfants.

17 prisonnières sont détenues administrativement sans procès.

5 prisonnières purgent des peines de durées variables, la plus longue étant de 16 ans pour la prisonnière Shatila Ayad.

Cinquante femmes sont actuellement détenues sans procès, dont seize pour « incitation » à la haine.

Concernant leur état de santé : une détenue est blessée, dix-huit sont malades (dont trois atteintes d’un cancer), douze sont étudiantes et trois sont écolières.

Géographiquement, la majorité des détenues sont originaires de Cisjordanie, y compris de Jérusalem (69), et trois proviennent des territoires palestiniens occupés.

Campagnes d’arrestations systématiques et sans précédent;

Depuis le début du génocide, les forces d’occupation ont intensifié leurs campagnes d’arrestations de femmes palestiniennes dans tous les domaines.

Ces arrestations ciblent des femmes de tous âges et de tous milieux sociaux, y compris des mineures, des étudiantes, des militantes et des femmes au foyer, reflétant une politique d’élargissement du ciblage à l’ensemble de la communauté.

À Gaza, ces arrestations s’accompagnent de graves violations des droits humains, notamment des disparitions forcées.

Torture et humiliation lors de l'arrestation;

La majorité des femmes détenues ont subi des violences physiques et psychologiques dès leur arrestation, que ce soit à leur domicile après une perquisition ou lors de leur passage aux points de contrôle militaires :

Perquisitions à domicile : portes défoncées, vandalisme, menaces avec armes et cris.

Points de contrôle militaires : plusieurs heures de détention, coups, bousculades, menottages et yeux bandés.

Transport en véhicules militaires : conditions pénibles et privation d'accès aux toilettes.

Les témoignages de détenues indiquent que ces pratiques ne se limitaient plus à de courtes périodes, mais se poursuivaient tout au long des phases d'enquête et de détention, transformant les prisons en lieux de torture et de destruction systématiques.

L'arrestation comme outil de pression et de représailles collectives:

Des femmes étaient utilisées comme otages pour faire pression sur leurs proches détenus.

Cette politique concernait les épouses de détenus, les mères, les sœurs et même des femmes âgées de plus de soixante-dix ans.

Les détenues ont subi des menaces de mort, la confiscation de leur argent et de leurs bijoux, ainsi que des actes de terreur envers leurs enfants, le tout dans le cadre de politiques de punition collective.

Témoignage d'une détenue (M.M.) : Elle a été torturée lors de son arrestation afin de faire pression sur son père, lui aussi détenu. Après 27 jours d'interrogatoires intensifs, incluant des passages à tabac, l'isolement cellulaire, la privation de sommeil et des fouilles à nu, elle a été transférée du centre d'interrogatoire à la prison de Damon.

Les arrestations pour « incitation » se sont intensifiées.

L'occupation a élargi sa définition d'« incitation » pour inclure les publications sur les réseaux sociaux, voire le partage et l'interaction avec des contenus.

Parmi les personnes arrêtées figurent des journalistes, des militantes, des étudiantes, ainsi que des épouses et des mères de prisonniers et de martyrs.

Détention administrative:

Ce type de détention a connu une escalade sans précédent depuis le début du génocide.

Au moins 17 femmes, dont une enfant, sont actuellement détenues administrativement.

Elles sont détenues sans inculpation, sur la base de dossiers secrets, dont les détentions sont sans cesse renouvelées, les plongeant, elles et leurs familles, dans une attente indéfinie et les privant d'un procès équitable.

La réalité des détenues à la prison de Damon:

Politiques de torture, de famine et d'humiliation, depuis l'interrogatoire initial jusqu'à leur transfert temporaire à la prison de HaSharon, puis à Damon.

Privation de soins médicaux, de vêtements et de couvertures adéquats, et utilisation de la nourriture comme moyen d'humiliation.

Trois détenues sont atteintes d'un cancer ; l'une est en détention administrative et une autre est détenue pour incitation à la haine.

Double isolement, interdiction des visites familiales et restrictions d'accès au Comité international de la Croix-Rouge.

Prison de HaSharon : une étape d'humiliation avant le transfert à Damon

Cellules insalubres, rations alimentaires insuffisantes et fouilles à nu.

Des témoignages de détenues font état de passages à tabac lors du transfert et de la détention, ainsi que de traitements dégradants sur les plans psychologique et physique.

Répression persistante:

Rafles accompagnées de chiens policiers, fouilles à nu, confiscation de vêtements, isolement cellulaire et imposition de positions humiliantes.

Certaines détenues ont subi des coups, des coups de pied et des fractures. Leurs souffrances ont été filmées à des fins d'humiliation.

Agressions sexuelles et fouilles à nu:

De nombreux témoignages font état de cas de harcèlement et d'agressions sexuelles, notamment de fouilles à nu et d'humiliations constantes.

Les Nations Unies ont confirmé des informations crédibles faisant état d'agressions sexuelles assimilables à des viols.

Les témoignages de détenues (R.R.) et (L.Y.) confirment qu'elles ont été soumises à des fouilles à nu, déshabillées et privées de leur intimité.

Recommandations et appel international:

Il est urgent d'agir concrètement au niveau international et de mettre en œuvre l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice déclarant l'occupation illégale.

La libération immédiate et inconditionnelle de toutes les détenues et la fin des violations des droits humains dans les prisons sont requises.

Garantir les droits des femmes palestiniennes conformément au droit international et aux conventions internationales, et transformer les prisons en lieux respectueux de la dignité humaine au lieu de les voir devenir des sites de génocide en cours.

F.N

 

 

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