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Accueil Les Prisonniers 01/May/2026 02:29 PM

Institutions des prisonniers accusent Israël de crimes systématiques contre les travailleurs palestiniens

Ramallah, le 1er mai 2026, WAFA– Les institutions des prisonniers ont affirmé que le système israélien commet des crimes systématiques et à grande échelle contre les travailleurs palestiniens, dans le cadre d’un « génocide global » visant l’ensemble du peuple palestinien, toutes composantes confondues. Elles estiment que les travailleurs constituent une cible directe des politiques de répression, d’arrestations arbitraires, de mauvais traitements et de torture dans différents centres de détention, allant jusqu’à des exécutions sur le terrain.

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, ces institutions ont déclaré que les campagnes d’arrestations massives visant les travailleurs palestiniens, accompagnées de mauvais traitements systématiques et d’humiliations délibérées dès le moment de l’arrestation, constituent une violation grave des droits fondamentaux garantis par le droit international des droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en particulier le droit à la liberté et à la sécurité personnelle ainsi que la protection contre l’arrestation arbitraire.

Elles ont ajouté que ces pratiques portent également atteinte au droit au travail et à des conditions de vie dignes, tel que stipulé dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Selon le communiqué, les violations ne se limitent pas à la privation de liberté, mais incluent également des détentions prolongées dans des conditions inhumaines et dégradantes, ainsi que des actes d’humiliation et de violence physique et psychologique, en violation des Conventions de Genève et de l’interdiction absolue de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants prévue par la Convention contre la torture.

Les institutions soulignent que ces pratiques, en raison de leur caractère systématique et généralisé, ainsi que des arrestations collectives, des détentions prolongées et des atteintes à la dignité humaine, pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, conformément au Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Elles ajoutent que les autorités israéliennes utilisent le prétexte de l’“absence de permis d’entrée” pour justifier la poursuite, l’arrestation et les mauvais traitements de milliers de travailleurs, notamment dans les territoires occupés de 1948 et à Jérusalem, où ces mesures s’accompagnent d’agressions physiques, d’humiliations systématiques et de conditions de détention coercitives visant à briser leur volonté.

Les institutions estiment que ces pratiques s’inscrivent dans une structure coloniale globale fondée sur le contrôle des ressources, la restriction de la liberté de mouvement, l’isolement des communautés palestiniennes et la privation de droits économiques et sociaux fondamentaux, en particulier le droit au travail et à une vie digne.

Elles ont également dénoncé ce qu’elles considèrent comme une complicité et une incapacité internationales à agir, permettant selon elles à l’occupation de poursuivre ses violations en toute impunité.

Enfin, elles appellent la communauté internationale et les instances juridiques et des droits humains à prendre des mesures urgentes pour traduire les responsables israéliens en justice, imposer des sanctions dissuasives, et mettre fin à ces violations graves, ainsi qu’à la « poursuite du génocide » et à l’agression globale contre le peuple palestinien.

Elles concluent que l’impunité dont bénéficie Israël ne constitue plus seulement un échec juridique, mais une forme de complicité dans les crimes et une atteinte grave au système international de justice.

H.A

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