Accueil Les Prisonniers 18/octobre/2020 09:12

L'administration pénitentiaire israélienne isole 60 prisonniers grévistes

L'administration pénitentiaire israélienne isole 60 prisonniers grévistes

Ramallah, le 18 octobre 2020, WAFA- Le Club des prisonniers a rapporté, ce soir, dimanche, que l'administration pénitentiaire d'occupation israélienne a commencé à transférer 60 prisonniers en grève de la faim, dans des cellules d'isolement dans plusieurs prisons.

Il y a quatre jours, 60 détenus Palestiniens ont entamé une grève ouverte de la faim, après l’échec du dialogue avec l’administration des prisons israéliennes sur la demande de mettre fin à l'isolement du prisonnier Wael Al-Jaghoub et d'un groupe de prisonniers, et en soutien au détenu Maher Al-Akharas, qui est en grève de la faim depuis 83 jours, rejetant sa détention administrative.

Le club des prisonniers a déclaré, dans un communiqué de presse, que le prisonnier, Wael Al-Jaghoub, rejoindrait la grève de la faim, à partir de demain, avec ses camarades.

Il est prévu que le nombre des prisonniers grévistes augmente à 120  mardi prochain et il est susceptible d'augmenter davantage dimanche prochain

Il est à noter que l'administration des prisons d'occupation a intensifié, depuis le début de cette année, les opérations d'isolement qui ont visé un groupe de prisonniers, dont le prisonnier Wael Al-Jaghoub, Omar Kharwat, Hatem Al-Qawasma et d'autres.

Israël est le seul pays au monde qui légalise les violations des droits de l’homme du prisonnier. La loi de l’administration pénitentiaire israélienne de 1971 prévoit la possibilité d’isoler le prisonnier sous des prétextes de sécurité ; la politique d’isolement est devenu un moyen légitime pour le directeur de la prison et ses officiers, sachant que cette loi a été modifiée en 2006 et les critères de détention d’un prisonnier à l’isolement et les pouvoirs de ceux autorisés à imposer la peine d’isolement à des prisonniers, ont été élargies.

La politique d’isolement est une violation flagrante des Conventions de Genève, de la loi internationale et humanitaire et de ses dispositions, enfreignant également les résolutions des Nations Unies, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui stipulent que les prisonniers doivent être traités avec humanité et leur dignité doit être respectée ; l’interdiction de priver le prisonnier détenu de contacter avec le monde extérieur, surtout, sa famille ou ses avocats pendant plus de quelques jours, sont illégales.

H.A

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