Accueil Rapports et Enquêtes 07/March/2021 11:43 AM

35 prisonnières dont 11 mères palestiniennes fêtent la Journée international des femmes dans les geôles israéliennes

35 prisonnières dont 11 mères palestiniennes fêtent la Journée international des femmes dans les geôles israéliennes
Les prisonnières respectivement: Israa Jaabees, Shurooq Dwayyat, Khalida Jarrar, Fadwa Hamada, Khitam Sa'afeen et Bushra Al-Tweel.

 

Ramallah, le 7 mars 2021, WAFA- Le Club du prisonnier palestinien a révélé aujourd’hui qu’Israël emprisonne 35 femmes palestiniennes dans ses prisons, y compris 11 mères.

Dans une déclaration de presse publiée aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des femmes coïncidant le 8 mars, le Club du prisonnier a dévoilé que 26 prisonnières sont condamnées à des peines variables, dont la plus élevée étaient de 16 ans, contre les deux prisonnières, Shurooq Dwayyat, de Jérusalem occupée, et Chatila Abu Ayyad des territoires de 1948.

Khitam Sa’afeen, Bushra Al-Taweel et Shurooq Al-Badan, trois prisonnières palestiniennes ont été condamnées à la détention administrative, une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de 6 mois maximum, renouvelable de manière indéfinie, sans inculpation ni procès.

La prisonnière Amal Taqatqa, de Bethléem, arrêtée en décembre 2014 et condamnée à 7 ans de priosn, est l’une des 8 prisonnières blessées.

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Arrêtée par les soldats d'occupation israéliens alors qu'elle se rendait au marché pour acheter des affaires pour son mariage à l'époque, Amal a été agressée verbalement et physiquement par un colon israélien près de la colonie illégale de Gush Etzion, au sud de Bethléem au sud de la Cisjordanie occupée; elle a décidé de se défendre, mais les soldats israéliens ont ouvert le feu, la blessant gravement.

Israa Jaabees, Fadwa Hamada, Amani Al-Hashim Hilweh Hamamra, Nisreen Hassan, Inas A’safreh, Khalida Jarrar, Aya Al-Khatib, Iman Al-Aour, Khitam Sa’afeen et Shurooq Al-Badan, sont les 11 mères palestiniennes incarcérées dans les geôles d’occupation et privées de leurs enfants.  

Les prisonnières traversent des conditions de détention épouvantables :

Les prisonnières palestiniennes souffrent souvent de conditions d'emprisonnement difficiles, notamment de négligence médicale, de refus d'éducation, de refus de visites familiales, y compris pour les mères de jeunes enfants, d'isolement cellulaire, de cellules surpeuplées souvent remplies d'insectes et de saleté, et qui manquent de lumière naturelle. Les autorités pénitentiaires répondent rarement aux besoins personnels en matière de santé et d'hygiène, même dans les cas de détention de femmes enceintes.

De plus, la majorité des prisonnières palestiniennes sont soumises à une forme de torture psychologique et de mauvais traitements tout au long du processus d'arrestation et de détention, y compris diverses formes de violence sexuelle qui se produisent telles que passages à tabac, insultes, menaces, fouilles corporelles et harcèlement explicite.

Lors de leur arrestation, les femmes détenues ne sont pas informées de l'endroit où elles sont emmenées et se voient rarement expliquer leurs droits pendant les interrogatoires. Ces techniques de torture et de mauvais traitements sont utilisées non seulement pour intimider les femmes palestiniennes détenues, mais aussi comme outils pour humilier les Palestiniennes et les contraindre à faire des aveux. Alors que les autorités pénitentiaires et les forces militaires israéliennes recrutent des femmes soldats pour détenir et accompagner les femmes détenues pendant les transferts, les femmes soldats responsables de ces procédures ne sont pas moins violentes envers les détenus palestiniens que leurs homologues masculins.

Israa Jaabees :

Israa Jaabees,  incarcérée dans la geôle israélienne ‘Ad-Damoun’, souffre toujours des brûlures dans son corps et ne peut pas porter toutes  sortes de tissus sur son corps. Donc, elle a besoin de changer toujours le costume pour les brûlures. Elle a besoin de subir plus de 8 opérations chirurgicales, mais l’administration pénitentiaire israélienne ne se soucie pas de ce qu‘elle souffre, selon la Commission des Affaires des prisonniers et ex-prisonniers.

Israa Jaabees (36 ans), de la localité de Jabl Al-Mukaber au sud de Jérusalem occupée, a été arrêtée le 11 octobre 2015, après que les soldats de l’occupation eurent ouvert le feu sur son véhicule, ce qui a conduit à l‘explosion du cylindre de gaz dans sa voiture, en conséquence, le feu a enflammé tout son corps et a subi de graves brûlures 60% de son corps. Elle a perdu 8 doigts et a souffert de distorsions au visage et au dos.

H.A

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