Accueil Les Prisonniers 05/May/2021 12:51 PM

Depuis plus de 40 jours, Imad Sawarkeh poursuit sa grève contre sa détention administrative

Depuis plus de 40 jours, Imad Sawarkeh poursuit sa grève contre sa détention administrative
Le prisonnier gréviste de la faim, Imad Sawarkeh

Ramallah, le 5 mai 2021, WAFA- Le prisonnier gréviste de la faim, Imad Sawarkeh, qui a été transféré récemment par l’administration pénitentiaire israélienne de la prison d’Ascalan à la clinique de la prison d’Al-Ramla, poursuit sa grève ouverte de la faim contre sa détention administrative, selon le Club du prisonnier palestinien.

Arrêté le mois de juillet de l’année dernière et condamné par les services du renseignement israélien à trois ordres de détention administrative, Imad Sawarkeh (37 ans) de Jéricho, père de cinq enfants, a commencé sa grève de la faim depuis 49 jours en protestation contre sa détention administrative.

Le prisonnier Sawarkeh est actuellement confronté à de graves conditions de santé, car il souffre de fatigue, d'émaciation générale, de douleurs à l'estomac et à la tête, et a perdu plus de 18 kg de son poids.

Il convient de mentionner que Sawarkeh est un ancien prisonnier et a passé au total près de dix ans dans les prisons d’occupation.

La Commission des prisonniers a mis en garde de la détérioration de la santé du prisonnier Sawarkeh due à sa grève de la faim continue.

Dans ce contexte, journaliste Alaa Al-Rimawi de Ramallah en Cisjordanie, arrêté le 21 de ce mois-ci en raison de son travail journalistique, poursuit sa grève pour la quinzième journée consécutive.

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Al-Rimawi, père de 5 fils, qui est également un ancien prisonnier, a annoncé sa grève dès le premier jour de son arrestation et croupit actuellement dans la geôle d’Ofer dans des conditions tragiques.

La détention administrative :

La détention administrative est l’arrestation et la détention d’une personne par l’autorité militaire, sans inculpation ni jugement, pour une durée inconnue et renouvelable indéfiniment.

Pratiquée par Israël pour des « raisons de sécurité », c’est aujourd’hui un véritable élément de pression contre toutes celles et tous ceux (membres de la société civile ou de partis politiques) qui contestent y compris pacifiquement l’occupation israélienne. Le système de justice ne permet pas au prisonnier l’accès à une procédure équitable, et la possibilité de recours n’existe pas. Le jugement et son résultat dépendent donc entièrement de la décision de l’appareil militaire.

Il y a environ 350 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes dans le cadre de la soi-disant détention administrative, une politique qui permet aux autorités israéliennes de détenir des Palestiniens sans porter plainte contre eux ni leur permettre d'être jugés.

La pratique largement condamnée par Israël de la détention administrative qui permet la détention de Palestiniens sans inculpation ni jugement à des intervalles renouvelables allant de trois à six mois sur la base de preuves non divulguées que même l’avocat d’un détenu n’a pas le droit de voir.

Amnesty International a décrit l’utilisation de la détention administrative par Israël comme une « tactique de faillite » et a longtemps appelé Israël à mettre un terme à son utilisation.

Les détenus palestiniens ont continuellement eu recours à des grèves de la faim illimitées pour protester contre leur détention administrative illégale et pour exiger la fin de cette politique, qui viole le droit international.

H.A

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