Accueil Les Prisonniers 30/May/2021 12:29 PM

S’opposant à leur détention arbitraire, deux prisonniers palestiniens poursuivent leur grève de la faim

S’opposant à leur détention arbitraire, deux prisonniers palestiniens poursuivent leur grève de la faim
Le prisonnier Ghadanfar Abu Atwan à gauche et Muhammed Awwad à droite.

Ramallah, le 30 mai 2021, WAFA- Les deux détenus palestiniens Muhammed Awwad et Al-Ghadanfar Abu Atwan continuent leur grève ouverte de la faim depuis 26 jours dans les geôles israéliennes, en protestation contre leur détention administrative, selon le Club du prisonnier palestinien.

Arrêté le 25 octobre 2020 et condamné à six mois de détention administration renouvelables, Muhammed Awwad (25 ans), du gouvernorat de Bethléem au sud de la Cisjordanie occupée, a entamé sa grève le 5 mai après que le tribunal d’occupation ait rejeté l'appel soumis contre la maintenance de sa détention administrative. Il a ensuite été transféré dans les cellules de la prison du Néguev à l'époque. Jeudi dernier, il a été de nouveau transféré dans une autre prison, qui n’est pas encore connu.

Le club a clarifié que l’administration pénitentiaire israélienne a tenté de contourner sur la grève du prisonnier d’Awwad et a diffusé des rumeurs selon lesquels le prisonnier n'était pas en grève, et a délibérément apporté de la nourriture dans la cellule où il croupit, pour faire pression sur lui.

Le prisonnier Ghadanfar Abu Atwan (28 ans), de la localité de Dura à Hébron au sud de la Cisjordanie occupée, arrêté depuis octobre dernier, poursuit sa grève ouverte de la faim pour la 26ème journée consécutive contre sa détention administrative.

Il croupit actuellement dans l’isolement de la geôle israélienne d’Oohlikdar après avoir transféré de la prison de Raymond il y a quelques jours.  

La détention administrative :

La détention administrative est l’arrestation et la détention d’une personne par l’autorité militaire, sans inculpation ni jugement, pour une durée inconnue et renouvelable indéfiniment.

Pratiquée par Israël pour des « raisons de sécurité », c’est aujourd’hui un véritable élément de pression contre toutes celles et tous ceux (membres de la société civile ou de partis politiques) qui contestent y compris pacifiquement l’occupation israélienne. Le système de justice ne permet pas au prisonnier l’accès à une procédure équitable, et la possibilité de recours n’existe pas. Le jugement et son résultat dépendent donc entièrement de la décision de l’appareil militaire.

Il y a environ 350 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes dans le cadre de la soi-disant détention administrative, une politique qui permet aux autorités israéliennes de détenir des Palestiniens sans porter plainte contre eux ni leur permettre d'être jugés.

La pratique largement condamnée de la détention administrative qui permet la détention de Palestiniens sans inculpation ni jugement à des intervalles renouvelables allant de trois à six mois sur la base de preuves non divulguées que même l’avocat d’un détenu n’a pas le droit de voir.

Les détenus palestiniens ont continuellement eu recours à des grèves de la faim illimitées pour protester contre leur détention administrative illégale et pour exiger la fin de cette politique, qui viole le droit international.

Depuis le début de l’année 2021, des dizaines de prisonniers palestiniens ont effectué des grèves de la faim protestant contre la politique illégale de détention administrative, notant que 400 ordres de détentions ont été lancés par l’occupation, en tant que punition contre les palestiniens.

H.A

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