Accueil Les Prisonniers 16/August/2022 11:16 AM

Risques pèsent sur la vie du détenu administratif Awawdeh après 157 jours de grève de la faim

Risques pèsent sur la vie du détenu administratif Awawdeh après 157 jours de grève de la faim

Ramallah, le 15 août 2022, WAFA- Khalil Awawda (40 ans), de la ville d'Ithna, à l'ouest d'Hébron, poursuit sa grève de la faim depuis 157 jours, refusant sa détention administrative, dans des conditions de santé très critiques.

Dans une précédente déclaration à Wafa, la commission des affaires des prisonniers et des ex-prisonniers a déclaré que l'état de santé du prisonnier Awawda s'aggrave de jour en jour, et qu'il a perdu plus de la moitié de son poids et souffre de faiblesse, d'une de vision  floue et souffre de fortes douleurs articulaires, de maux de tête et de graves étourdissements, sachant qu'il est incapable de marcher et se déplace en fauteuil roulant.

Hier lundi, le tribunal d'occupation a rejeté l'appel introduit par l'avocat du prisonnier, Awawda, pour le libérer après que son état de santé se soit considérablement détérioré au cours des dernières semaines.

La commission a tenu le gouvernement d'occupation et l'administration pénitentiaire pleinement responsables de la vie du prisonnier.

Suite à sa visite, la femme de Khalil, Dalal Awawdeh a déclaré que son mari emprisonné poursuivrait sa grève jusqu'à ce qu'il obtienne sa liberté.

Elle a cité son mari, après lui avoir rendu visite, disant : « Ma grève n'est pas contre la vie mais contre les chaînes et l'ordre de me priver de ma liberté. »

Il a ajouté: " les forces d’occupation mangent devant moi, elles pensent que cela peut m'affecter "

Sa femme  a noté que son mari ressemble à un squelette.

L'épouse du prisonnier, Awawdeh, a souligné que son mari, Khalil, lui avait dit : « Je peux à peine te voir à cause du flou dans ma vision, mais tu es gravée dans mon cœur ».

L'épouse du prisonnier a décrit son mari comme un homme « de très bonne humeur » et l'a cité, disant que sa fermeté est celle des montagnes de Palestine.

Elle a déclaré : « Quatre agents de la sécurité de l'Autorité pénitentiaire étaient avec moi dans la pièce et cinq autres devant  la porte... ils m'ont seulement autorisée à lui serrer la main ».

 Elle a dit : « les soldats de l'occupation 'm'ont empêchée de l'approcher et ont menacé d’annuler la visite juste parce qu'il me tenaient par la main. 

Le mois dernier, Awawdeh a rompu un jeûne de 111 jours après avoir été rassuré par les autorités pénitentiaires israéliennes que sa détention administrative ne serait pas renouvelée, mais il a repris la grève de la faim une semaine plus tard après que les autorités d'occupation ont renié leur promesse de ne pas mettre fin à son ordonnance de détention injuste.

La politique israélienne de détention administrative largement condamnée permet la détention de Palestiniens sans inculpation ni procès pour des périodes renouvelables allant généralement de trois à six mois sur la base de preuves non divulguées que même l’avocat d’un détenu n’est pas autorisé à voir.

Actuellement, Israël détient plus de 680 Palestiniens en détention administrative, jugée illégale par le droit international, la plupart d'entre eux étant d'anciens prisonniers qui ont passé des années en prison pour leur résistance à l'occupation israélienne.

En détention administrative, Israël maintient les Palestiniens sans inculpation jusqu'à six mois, une période qui peut être prolongée un nombre indéfini de fois. Des femmes et des mineurs figurent également parmi ces détenus. La détention a lieu sur ordre d'un commandant militaire et sur la base de ce que le régime israélien décrit comme des preuves « secrètes ». Certains prisonniers ont été maintenus en détention administrative jusqu'à 11 ans.

R.N/F.N 

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