Amman, le 2 janvier 2025, WAFA— Le ministère jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés a condamné la décision d’Israël, puissance occupante, de retirer à la municipalité d’Hébron ses compétences en matière de planification et de construction au sein de la Mosquée Al-Ibrahimi, et d’approuver unilatéralement un projet visant à couvrir la cour intérieure du site.
Le porte-parole du ministère, l’ambassadeur Fouad Al-Majali, a réaffirmé le rejet par la Jordanie de la poursuite des mesures israéliennes unilatérales et illégales en Cisjordanie occupée, dont celles visant la Mosquée Al-Ibrahimi. Il a souligné que ces pratiques constituent une violation du droit international, de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, ainsi que des résolutions des Nations Unies — en particulier la décision de l’UNESCO de 2017 inscrivant la vieille ville d’Hébron et la Mosquée Al-Ibrahimi sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
La Jordanie a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales, à contraindre Israël, en tant que puissance occupante, à cesser ses mesures illégales dans les territoires palestiniens occupés, et à protéger la valeur culturelle et religieuse universelle exceptionnelle de la Mosquée Al-Ibrahimi, aujourd’hui menacée par ces décisions.
Le ministère a enfin réaffirmé qu’aucune sécurité ni paix globale et juste ne pourra être atteinte sans la garantie des droits légitimes du peuple palestinien, y compris son droit à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant et souverain sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
H.A



