Accueil international 16/January/2026 09:39 AM

Un haut responsable de l’ONU alerte : Gaza croule sous plus de 60 millions de tonnes de décombres

New York, le 16 janvier 2026, WAFA — Un haut responsable des Nations Unies a tiré la sonnette d’alarme jeudi sur l’aggravation dramatique de la crise humanitaire dans la bande de Gaza, affirmant que l’enclave dévastée par les attaques israéliennes compte désormais plus de 60 millions de tonnes métriques de décombres — l’équivalent de la cargaison de près de 3 000 porte-conteneurs.

« Je reviens tout juste de Gaza, où la situation humanitaire continue de se détériorer », a déclaré Jorge Moreira da Silva, sous-secrétaire général de l’ONU et directeur exécutif de l’UNOPS, dans un communiqué officiel.

Il a décrit une population épuisée, traumatisée et écrasée par des mois de bombardements, soulignant que les pluies torrentielles et le froid hivernal de la semaine ne font qu’accentuer la détresse des habitants. « Le niveau de destruction est accablant. Pour les enfants, le quotidien est marqué par la perte et le traumatisme », a-t-il insisté.

Selon lui, chaque Gazaoui « est aujourd’hui entouré en moyenne de 30 tonnes de débris », un volume hors norme qui nécessitera plus de sept ans pour être entièrement déblayé — un délai susceptible de s’allonger en raison des dangers liés aux munitions non explosées, aux matériaux toxiques comme l’amiante et aux restes humains enfouis sous les ruines.

Moreira da Silva a rappelé que l’UNOPS soutient activement les opérations de déblaiement, de rétablissement de l’énergie, de gestion des déchets et de construction d’abris, tout en poursuivant l’acheminement de carburant indispensable. « Le carburant est la colonne vertébrale de l’aide humanitaire. Sans lui, les hôpitaux cessent de fonctionner, l’eau n’est plus pompée, l’assainissement est paralysé, l’aide alimentaire ne peut être distribuée et les communications s’effondrent », a-t-il averti.

Il a également mentionné la collaboration avec le programme de lutte antimines de l’ONU pour sécuriser les zones où les munitions non explosées constituent une menace mortelle.

Saluant la décision américaine d’activer la deuxième phase du plan de cessez-le-feu, il a estimé que cette étape « doit enfin ouvrir la voie à la reconstruction », et que la relance doit commencer immédiatement, notamment par le rétablissement de l’accès aux services essentiels.

Le responsable onusien a réitéré l’appel urgent à l’ouverture de tous les points de passage et corridors humanitaires, condition indispensable pour faire entrer davantage de produits vitaux, y compris des biens à double usage indispensables à la réparation des infrastructures essentielles — eau, soins de santé primaires, éducation.

« La communauté internationale doit s’engager au-delà de la réponse d’urgence. Le peuple de Gaza a enduré des souffrances inimaginables qu’aucun être humain ne devrait connaître », a-t-il déclaré.

Lors d’une conférence de presse virtuelle, il a précisé que plus de 80 % des infrastructures de l’enclave sont à terre, affirmant qu’« il n’existe aucun autre endroit au monde où un volume aussi colossal de décombres s’accumule sur une superficie aussi limitée ».

H.A

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