Le Caire, le 15 mars 2026, WAFA – Les États membres de la Ligue des États arabes ont fermement condamné la fermeture continue, par les autorités d'occupation israéliennes, des portes de la mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif aux fidèles, les empêchant ainsi d'y accomplir leurs prières et leurs rites religieux, notamment durant le mois sacré du Ramadan et ses dix dernières nuits.
Ils ont considéré cette mesure provocatrice comme une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire, ainsi que du statu quo juridique et historique de la mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif. Ils l'ont également qualifiée de provocation sans précédent à l'égard des sentiments de deux milliards de musulmans à travers le monde et d'atteinte à la liberté de culte et au libre accès aux lieux de culte.
Les États membres de la Ligue des États arabes ont affirmé leur rejet et leur condamnation absolus de cette mesure illégitime et injustifiée, qui instrumentalise les événements actuels dans la région. Ils ont également condamné les actions provocatrices persistantes des autorités israéliennes à la mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif et contre les fidèles, soulignant qu'Israël, puissance occupante, n'exerce aucune souveraineté sur le territoire palestinien occupé en 1967, y compris Jérusalem-Est et ses lieux saints islamiques et chrétiens.
Ils ont catégoriquement rejeté toutes les décisions et mesures illégales des autorités occupantes visant à modifier le statut démographique, juridique et historique de Jérusalem, ainsi que son identité arabe, islamique et chrétienne.
Les États membres ont affirmé la souveraineté de l'État de Palestine sur l'intégralité de Jérusalem-Est, capitale de l'État de Palestine.
Ces pays ont réaffirmé l'importance de la tutelle historique hachémite sur les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, leur protection et la préservation de leur identité arabe, islamique et chrétienne, ainsi que du statu quo historique et juridique existant.
Ils ont souligné que la mosquée Al-Aqsa/Haram al-Sharif, avec sa superficie totale de 144 dounums, est un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans, et que le Département des affaires du Waqf de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa, rattaché au ministère jordanien des Awqaf, des Affaires islamiques et des Lieux saints, est la seule autorité légale compétente pour l'administration du Haram al-Sharif et la réglementation de son accès.
Ces pays ont insisté sur le fait qu'Israël, puissance occupante, n'a aucun droit de prendre des mesures empêchant les musulmans d'accomplir leurs devoirs religieux en ce lieu, car de telles actions ne feraient qu'exacerber le conflit et auraient de graves répercussions sur la paix et la sécurité régionales et internationales.
Ils ont également exprimé leur soutien au rôle du Comité de Jérusalem et de l'Agence Beit « al-mal al-Quds al-Sharif », son organe exécutif, ainsi qu'à l'ensemble des efforts déployés par le Comité.
Les États membres ont appelé la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité, à assumer ses responsabilités et à adopter une position internationale ferme contraignant Israël, en tant que puissance occupante, à cesser ses violations et pratiques illégales et illégitimes à l'encontre des lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, à respecter le droit à la liberté de culte, le statut historique et juridique de la ville de Jérusalem et de ses lieux saints islamiques et chrétiens, à cesser immédiatement de fermer les portes de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles, à lever toutes les restrictions imposées à l'accès des Palestiniens à Jérusalem et à respecter leur liberté de culte, et à se conformer aux résolutions pertinentes des Nations Unies.
F.N



