New York, le 28 janvier, 2026,WAFA- Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu sa réunion mensuelle mercredi, au cours de laquelle il a examiné la situation au Moyen-Orient, notamment la question palestinienne.
La séance a été ouverte par le Représentant permanent de la Somalie auprès des Nations Unies, Aboukar Dahir Osman, qui assure également la présidence du Conseil de sécurité pour le mois.
Al-Akbarov : Il existe une opportunité et un tournant potentiel dans la bande de Gaza pour un avenir meilleur
Le Coordonnateur spécial adjoint des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alekperov, a déclaré qu'il existe une opportunité et un tournant potentiel pour un avenir meilleur dans la bande de Gaza, en soulignant que la situation en Cisjordanie continue de se détériorer.
Il a ajouté que l'annonce de la deuxième phase du plan global en 20 points présenté par le président américain Donald Trump constitue une étape cruciale pour la consolidation du cessez-le-feu à Gaza, de même que la mise en place du Conseil de paix, du Comité national pour l'administration de Gaza et du Bureau du Haut Représentant pour Gaza.
Mansour : Plus de 500 citoyens sont tombés en martyr depuis le cessez-le-feu
L’Observateur permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies, le ministre Riyad Mansour, a déclaré que depuis le cessez-le-feu à Gaza, instauré dans le cadre du plan du président américain Donald Trump, au moins 500 Palestiniens ont été tués et les destructions se poursuivent.
Il a réaffirmé le soutien palestinien au plan de paix, « car il offre une voie immédiate pour mettre fin aux massacres, aux souffrances, à la famine et à la catastrophe humanitaire sans précédent que subit notre peuple palestinien à Gaza ».
Il a souligné l’importance de la pleine mise en œuvre des engagements de la première phase du plan, notamment la cessation immédiate des hostilités et la garantie d’un accès humanitaire sans entrave à l’ensemble de Gaza.
la France souligne que l’action du Conseil de paix doit s’inscrire dans le respect de la résolution 2803
Le représentant de la France a estimé que le texte fondateur du Conseil de paix soulève des questions politiques et juridiques, notamment sur son champ d’application et sa gouvernance. Son action, autorisée jusqu’au 31 décembre 2027 par le Conseil de sécurité, doit s’inscrire pleinement et exclusivement dans le cadre de la résolution 2803* et dans le respect de la Charte de l’ONU, a-t-il souligné.
Il a par ailleurs jugé urgent qu’Israël lève tous les obstacles à l’accès humanitaire, pointant notamment le désenregistrement de dizaines d’ONG internationales; les pressions croissantes envers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA); et la fermeture persistante de certains points de passage.
« À ce titre, le point de passage de Rafah doit être pleinement ouvert dans les deux sens, conformément au plan de paix », a-t-il souligné.
le Royaume-Uni conditionne le succès du plan de paix pour Gaza à la résolution de la situation humanitaire
Le représentant du Royaume-Uni a appelé à une mise en œuvre rapide de la phase deux du Plan d’ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza, notamment le retrait des forces israéliennes, le désarmement du Hamas, le déploiement des forces de sécurité internationales et un calendrier précis pour le transfert de la gouvernance du Conseil de paix à une Autorité palestinienne réformée.
Mais pour que le plan de paix réussisse, des mesures urgentes s’imposent pour remédier à la situation humanitaire toujours catastrophique, a-t-il souligné. Notant qu’au moins neuf nourrissons sont morts d’hypothermie cet hiver, il a dénoncé une situation inacceptable, d’autant plus que des abris et des fournitures médicales vitales restent bloqués à la frontière par les autorités israéliennes.
Le point de passage de Rafah et tous les autres doivent être entièrement ouverts pour permettre l’acheminement à grande échelle des fournitures humanitaires vitales.
Représentant de la Russie : Déplacement forcé des Palestiniens inacceptable
L’ambassadeur de Russie auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia, a déclaré que les récents développements à Gaza justifiaient un « optimisme prudent », soulignant que le succès du plan de paix exigeait un strict respect du peuple palestinien. Il a qualifié de « inadmissible » le déplacement forcé des habitants de Gaza, quels que soient les prétextes invoqués.
Il a ajouté qu’Israël n’avait plus « aucune justification pour de nouveaux retards dans l’exécution de ses obligations humanitaires », telles que stipulées aux paragraphes 7 et 8 du plan de paix, ainsi que dans la résolution 2803.
K.R


