New York, le 10 février 2026, WAFA- Le Représentant permanent de l'État de Palestine auprès des Nations Unies, le Ministre Riyad Mansour, a adressé trois lettres identiques au Secrétaire général des Nations Unies, au Président du Conseil de sécurité de ce mois-ci (Royaume-Uni) et au Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, concernant la poursuite par Israël, la puissance occupante, de ses politiques et pratiques illégales visant à renforcer son occupation des territoires de l'État de Palestine et à accélérer ses tentatives de longue date de déplacer la population palestinienne et de diviser les territoires palestiniens.
Dans ses lettres, Mansour a souligné qu’Israël continue de saisir des terres palestiniennes, de construire et d’agrandir des colonies, de démolir des maisons et des propriétés et de déplacer de force des familles et des communautés palestiniennes entières, en plus de prendre une série de mesures législatives et d’ordres militaires, qui visent tous ouvertement à créer davantage de faits sur le terrain, à consolider le contrôle israélien sur la terre palestinienne et à imposer la souveraineté israélienne sur celle-ci.
Il a souligné que la dernière de ces actions illégales est la décision d'Israël de légiférer sur des mesures pour faciliter la saisie des territoires palestiniens, y compris l'abrogation des lois jordaniennes en vigueur depuis 1948, l'extension des "pouvoirs d'exécution" illégaux dont dispose Israël dans toute la Cisjordanie, y compris les zones sous contrôle palestinien, y compris le transfert des pouvoirs de permis de la municipalité de la ville de Hébron à la soi-disant "administration civile" des forces d'occupation israéliennes, la création d'un gouvernement local israélien pour superviser les colonies de Hébron, en plus de la prise de contrôle des sites religieux importants tels que la mosquée Al-Ibrahimi et la grotte des Pantecônes à Hébron, afin de modifier la sélection légale de ces sites depuis deux siècles.
Mansour a souligné que ces mesures constituent une violation flagrante du droit international, notamment de la Quatrième Convention de Genève, des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2334, et de l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice rendu en juillet 2024, et de ses affirmations de règles juridiques internationales contraignantes, notamment l'interdiction de l'acquisition de territoires par la force et le droit inaliénable à l'autodétermination.
En outre, il a souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité d'agir dans le respect de ses résolutions sur la situation dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et d'amener Israël à rendre des comptes pour toutes ses violations graves de l'autorité du Conseil, de la Charte des Nations Unies et des principes fondamentaux du droit international, y compris le droit international humanitaire.
N.S



