Ramallah, le 12 février 2026, WAFA – La Commission palestinienne des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont annoncé le décès de Hatem Ismail Rayyan, 59 ans, originaire de la bande de Gaza, en détention israélienne.
Dans un bref communiqué publié jeudi, ils ont indiqué que l'Autorité générale des affaires civiles les avait informés du décès de M. Rayyan. Ce dernier, ambulancier, était détenu à la prison du Néguev depuis le 27 décembre 2024, date à laquelle il avait été arrêté à l'hôpital Kamal Adwan en même temps que son fils blessé, Muath, lui aussi actuellement détenu.
Selon sa famille, M. Rayyan avait été victime d'un AVC peu avant son arrestation, mais avait insisté pour poursuivre son travail humanitaire d'ambulancier jusqu'à son arrestation par les forces israéliennes lors du siège de l'hôpital Kamal Adwan.
Cette période a été marquée par une vaste campagne d'arrestations visant de nombreux membres du personnel médical, dont le Dr Hussam Abu Safiya, arrêté le même jour. Le ciblage des équipes médicales, le siège et la destruction des hôpitaux ont constitué l'un des aspects les plus marquants du génocide à Gaza. Depuis le début de ce génocide et les arrestations de médecins, trois médecins ont été déclarés morts.
Il a été indiqué qu'avec le décès du détenu Rayan, le nombre de prisonniers palestiniens dont l'identité a été confirmée depuis le début du génocide s'élève à 88, dont 52 détenus originaires de Gaza. Le nombre total de prisonniers palestiniens décédés depuis 1967 atteint 325, et il ne s'agit là que des personnes dont l'identité a été confirmée par les institutions compétentes.
La Commission palestinienne des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont dénoncé la persistance des décès de détenus dans les prisons et camps de détention israéliens, alors même que l'occupation accélère ses efforts pour légiférer en faveur d'une loi autorisant l'exécution des prisonniers palestiniens. Une telle loi légaliserait et cautionnerait officiellement les exécutions extrajudiciaires.
Ils ont ajouté que le martyr Rayan fait partie des plus de 100 détenus morts dans les prisons et camps de détention israéliens depuis le début de cette campagne génocidaire, dont 88 ont été identifiés à ce jour.
Ils ont indiqué que ces homicides sont le résultat de tortures généralisées, de politiques de famine systématiques, de négligences médicales, d'agressions sexuelles et d'une série d'autres crimes de privation, de vol, de mauvais traitements, d'humiliation et de détention dans des conditions bafouant la dignité humaine. Ces prisons sont ainsi devenues l'un des principaux lieux d'extermination, faisant de cette période la plus sanglante de l'histoire du mouvement des prisonniers palestiniens.
Parmi les détenus de Gaza tombés au champ d'honneur, nombreux sont ceux qui demeurent victimes de disparition forcée, outre les dizaines de personnes sommairement exécutées.
Ils ont souligné que les images des corps et des restes des détenus, remises après le cessez-le-feu, constituaient une preuve irréfutable des exécutions extrajudiciaires systématiques perpétrées par l'armée d'occupation.
Ils ont indiqué que, selon les données disponibles jusqu'au début du mois de février, environ 50 % des détenus des prisons de l'occupation sont actuellement détenus sans procès, soit en vertu d'ordonnances de détention administrative arbitraires, soit en tant que prétendus « combattants illégaux ».
Le nombre de détenus dans les prisons de l'occupation dépasse 9 300, dont 3 358 détenus administratifs et 1 249 personnes classées comme « combattants illégaux ».
En conclusion, la Commission des affaires des détenus et ex-détenus et le Club des prisonniers palestiniens ont tenu les autorités d'occupation pleinement responsables du martyre du détenu Hatem Rayyan.
La Commission palestinienne des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont réitéré leur appel au système international des droits de l'homme afin qu'il prenne des mesures efficaces et urgentes pour que les dirigeants de l'occupation répondent des crimes de guerre commis contre les prisonniers et le peuple palestinien, et qu'il œuvre à mettre fin à l'impunité.
F.N



