Ramallah, le 16 mars 2026, WAFA – Les Palestiniens et des militants de la paix à travers le monde commémorent aujourd’hui le 23e anniversaire de la mort de la militante américaine Rachel Corrie, tuée le 16 mars 2003 à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, alors qu’elle tentait d’empêcher la démolition d’une maison palestinienne.
Âgée de 23 ans au moment des faits, Corrie participait aux activités du Mouvement de solidarité internationale (ISM), un réseau international de militants engagés dans des actions non violentes de solidarité avec les Palestiniens. Le jour de sa mort, elle se trouvait dans le quartier d’Al-Salam, à Rafah, près de la frontière avec l’Égypte, lorsqu’un bulldozer militaire israélien engagé dans des opérations de démolition s’est dirigé vers elle et l’a mortellement écrasée.
Née le 10 avril 1979 à Olympia, dans l’État de Washington aux États-Unis, Rachel Corrie s’était rendue dans la bande de Gaza en janvier 2003 dans le cadre de ses activités militantes. Selon des témoignages recueillis à l’époque par le Centre palestinien pour les droits de l’homme, elle portait un gilet orange fluorescent et utilisait un mégaphone pour tenter de signaler sa présence au conducteur du bulldozer et l’inciter à arrêter l’avancée de l’engin.
Des témoins ont affirmé que Corrie se tenait devant une maison palestinienne menacée de démolition lorsqu’elle a été renversée et écrasée par le bulldozer. Elle a été transportée par ambulance à l’hôpital de Rafah, où son décès a été constaté peu après.
La mort de Corrie avait suscité une vive émotion dans les territoires palestiniens et à l’étranger. Des funérailles symboliques avaient été organisées en son honneur, et l’ancien président palestinien Yasser Arafat l’avait qualifiée de « martyre ». Plusieurs centres culturels et initiatives dans les territoires palestiniens portent aujourd’hui son nom.
En 2013, un tribunal israélien a rejeté la plainte civile déposée par la famille de Rachel Corrie contre l’État d’Israël, concluant que le conducteur du bulldozer n’avait pas été négligent et n’avait pas vu la militante avant l’incident.
Les écrits personnels de Rachel Corrie, publiés après sa mort, sont devenus un symbole pour de nombreux militants de solidarité internationale avec les Palestiniens. Ils ont notamment inspiré la pièce de théâtre My Name Is Rachel Corrie, qui retrace sa vie et son engagement et a été présentée dans plusieurs pays, y compris en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Vingt-trois ans après sa mort, Rachel Corrie demeure pour beaucoup une figure emblématique du mouvement international de solidarité avec les Palestiniens et de la mobilisation civile contre la démolition de maisons dans les territoires palestiniens.
H.A



