Gaza, le 13 avril 2026, WAFA– Les conditions de vie dans les camps de tentes à Gaza continuent de provoquer des drames humanitaires, après l’effondrement d’une tente lors d’une forte tempête ayant entraîné la mort d’un fœtus et plongé une femme enceinte dans un état critique.
Mohammed Al-Dayah (36 ans), déplacé au camp dit « Al-Ataa qatari » sur la route Salah al-Din à l’entrée du camp d’Al-Bureij, attend à l’hôpital Nasser de Khan Younis des nouvelles de son épouse, Marlyn Imad (30 ans), actuellement dans le coma en soins intensifs.
Selon son témoignage, les vents violents liés à une dépression récente ont provoqué l’effondrement de leur tente, faisant tomber une barre métallique sur le ventre de sa femme enceinte. Bien que son état ait d’abord été jugé stable lors de son transfert à l’hôpital Al-Awda, son état s’est rapidement détérioré après son retour sous la tente. Elle a ensuite été admise d’urgence à l’hôpital Nasser, où les examens ont révélé la mort du fœtus, âgé de sept mois, ainsi qu’une hémorragie interne grave mettant sa vie en danger.
La patiente reste dans un état critique en réanimation, et les médecins ne peuvent pas procéder à une intervention obstétricale tant que son état ne se stabilise pas.
Le père affirme que la mort de son enfant est directement liée aux conditions de vie dans les tentes, exprimant son inquiétude face au risque imminent de perdre également son épouse.
Déplacé à plusieurs reprises — sept fois selon son témoignage — Al-Dayah s’était finalement installé dans ce camp après la destruction de sa maison à l’est d’Al-Bureij.
Ce drame s’inscrit dans un contexte humanitaire extrêmement dégradé, alors qu’environ 1,5 million de déplacés vivent dans des tentes ou abris temporaires à Gaza. Les rapports indiquent l’effondrement d’environ 125 000 tentes sur 135 000, rendant la majorité d’entre elles inhabitables et exposant les familles à des risques accrus, notamment en période de conditions climatiques difficiles.
H.A



