Ramallah, 25 mars 2026 (WAFA) – Le président du Conseil national palestinien, Rouhi Fattouh, a déclaré que l’approbation par le « Comité de sécurité nationale » de la Knesset israélienne d’un projet de loi visant à exécuter des prisonniers, en vue de sa présentation au vote lors des deuxième et troisième lectures la semaine prochaine, représente un dangereux déclin de la structure du système juridique raciste du gouvernement d’extrême droite et incarne un changement officiel vers la législation du meurtre fondé sur l’identité nationale en violation flagrante des règles du droit international humanitaire et des principes de la justice pénale internationale.
Fattouh a ajouté dans un communiqué publié mercredi par le Conseil national que l'approbation par le « Comité de sécurité nationale » de la Knesset israélienne de cette législation, qui prévoit des sanctions obligatoires et une mise en œuvre rapide dans des délais précis, reflète une tendance vindicative et un terrorisme d'État ciblé, et fournit une couverture législative aux politiques d'élimination physique pratiquées par les autorités d'occupation contre les prisonniers, dans un environnement politique qui incite à la violence et accorde l'impunité aux crimes des colons.
Il a poursuivi : « Alors que le gouvernement de droite continue de protéger et de libérer des bandes de colons terroristes impliquées dans le meurtre de Palestiniens, malgré leurs crimes avérés, il promulgue simultanément une loi qui permettrait l’exécution de prisonniers d’opinion luttant pour leur liberté et celle de leur peuple. Cette hypocrisie flagrante révèle le caractère discriminatoire et raciste de ces politiques.
Fattouh a affirmé que le gouvernement de droite au pouvoir, qui protège et soutient des groupes armés de colons terroristes, porte l'entière responsabilité de l'escalade des crimes de meurtre, d'incendie criminel et d'attaques organisées contre le peuple palestinien.
Il a souligné que ces politiques constituent un nettoyage ethnique et un génocide au regard du droit international, ce qui exige que leurs dirigeants soient traduits en justice devant les instances judiciaires internationales compétentes.
Fattouh a appelé la communauté internationale, notamment les institutions des droits de l'homme et des Nations Unies ainsi que les parlements continentaux et internationaux, à prendre des mesures urgentes pour stopper cette dangereuse dérive et à imposer des mesures de responsabilisation immédiates qui garantissent la protection des prisonniers palestiniens, qui sont confrontés quotidiennement à la mort et à la brutalité, et à mettre fin à la politique d'impunité qui encourage la poursuite des crimes et des violations.
R.N



