Le Caire, le 2 avril, 2026,WAFA- Le Conseil de la Ligue arabe s'est réuni en session extraordinaire au niveau des représentants permanents, sous la présidence de Bahreïn, qui présidait la 165e session, jeudi, à la demande de l'État de Palestine et avec le soutien des États membres. L'Ambassadeur Faed Mustafa, Secrétaire général adjoint pour la Palestine et les Territoires arabes occupés, était également présent.
La délégation palestinienne était conduite par son Représentant permanent auprès de la Ligue arabe, l'Ambassadeur Muhannad Al-Aklouk, et comprenait le Premier Conseiller Rizq Al-Za'anin, le Premier Conseiller Tamer Al-Tayeb, la Conseillère Jumana Al-Ghoul, la Première Secrétaire Reham Al-Barghouthi, le Troisième Secrétaire Maher Masoud et le Troisième Secrétaire Ola Amer.
La réunion avait pour objet d'examiner les crimes et violations commis par Israël à Jérusalem-Est occupée, notamment la fermeture des lieux saints islamiques et chrétiens, l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi autorisant l'exécution des prisonniers palestiniens, ainsi que l'agression et les violations israéliennes continues contre le peuple palestinien.
Mustafa a déclaré que ce qui se passe à Jérusalem occupée ne saurait être considéré comme une simple série d'incidents isolés ou de mesures d'urgence. La situation y est bien plus grave que ses détails quotidiens et bien plus dangereuse qu'on ne peut l'imaginer hors de son contexte. Jérusalem est confrontée à une agression qui vise son âme même avant ses infrastructures, son identité avant sa géographie et son statut avant ses rues et ses remparts.
Il a ajouté que la fermeture de la mosquée Al-Aqsa, l'interdiction d'y accéder pour les fidèles, les restrictions imposées à la pratique des rites religieux, l'obstruction de l'accès à l'église du Saint-Sépulcre et l'atteinte à la liberté de culte en son sein ne constituent pas des mesures de sécurité, comme le prétend l'occupation, mais bien une attaque flagrante contre le caractère sacré des lieux saints, une violation manifeste du statu quo historique et juridique et une tentative d'imposer sa souveraineté par la répression, sa domination par l'interdiction et le mensonge par la force des armes.
Il a expliqué que les attaques perpétrées contre les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem ne visent aucune secte ou aucun groupe en particulier, mais s'attaquent à l'essence même de la ville et à son droit de demeurer telle qu'elle a toujours été : une ville sainte, non un lieu de profanation ; un lieu de culte, non un champ de provocation ; un symbole de paix spirituelle, non la cible permanente de politiques d'humiliation, de déplacement et de profanation. Par conséquent, la préservation des lieux saints, le respect de leur tutelle et la garantie du droit des musulmans et des chrétiens d'y accéder et d'y pratiquer leurs rites librement et dignement ne constituent pas une revendication politique passagère, mais une obligation légale, un impératif moral et un héritage historique qui ne doit pas être laissé en otage par la volonté de l'occupation ni par les caprices de l'extrémisme.
Mustafa a souligné que les prisonniers palestiniens sont ciblés dans leur humanité et leur droit fondamental à la vie. Il a souligné que l'adoption de la loi autorisant l'exécution des prisonniers révèle une tentative de codifier le crime dans le droit, l'agression dans la législation et la vengeance dans une politique écrite destinée à être présentée comme loi. La dignité du prisonnier, son bien-être physique et psychologique, ainsi que sa protection contre la torture, l'humiliation et les traitements cruels ou inhumains ne sont pas des revendications émotionnelles exprimées dans des discours, mais bien des droits inaliénables garantis par les conventions internationales, stipulés par les Conventions de Genève et reconnus par la conscience humaine saine bien avant d'être inscrits dans des textes juridiques.
De son côté, Al-Aklouk a appelé à une action arabe, islamique et internationale, au niveau des États, des parlements, des organisations et des peuples, pour sauver la ville de Jérusalem et ses lieux saints islamiques et chrétiens, par des mesures politiques, diplomatiques et juridiques, par des sanctions et un boycott économique d'Israël et de son régime raciste, en passant de la description du crime à la punition du criminel, et en adoptant une position internationale ferme qui oblige Israël à cesser ses crimes, violations et politiques malveillantes envers la ville de Jérusalem et ses lieux saints, et à respecter le droit international et les résolutions pertinentes des Nations Unies.
K.R



