Jérusalem, le 6 avril 2026, WAFA– Le département des Affaires de Jérusalem de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a mis en garde contre les conséquences de la poursuite de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa par les autorités israéliennes, ainsi que contre le renforcement des mesures sécuritaires autour de la Vieille Ville de Jérusalem, qualifiant ces actions d’escalade affectant directement la vie quotidienne des Palestiniens.
Dans un communiqué publié ce lundi, le département a affirmé que la fermeture continue de la mosquée Al-Aqsa constitue une violation flagrante de la liberté de culte et s’inscrit dans une tentative d’imposer une nouvelle réalité dans la ville sainte, notamment en restreignant l’accès des fidèles à leurs lieux de culte et en imposant de strictes limitations à la circulation.
Il a également souligné que ces mesures ont conduit à fragmenter la Vieille Ville et à l’isoler de son environnement naturel, constitué des quartiers palestiniens de Jérusalem, alors que les colons israéliens continuent de circuler librement, illustrant, selon lui, une politique discriminatoire et un déséquilibre manifeste dans la gestion de l’espace urbain.
Le département a ajouté que ces politiques se traduisent aussi par la fermeture continue des mosquées et des églises aux fidèles, tandis que les synagogues restent ouvertes, dénonçant une « double norme » dans l’application des mesures et un traitement inégal en matière d’accès aux lieux de culte.
Le communiqué indique en outre que la Vieille Ville est désormais soumise à un dispositif sécuritaire renforcé, marqué par une présence accrue des forces israéliennes et de nombreux barrages, altérant son caractère historique et religieux et créant une situation jugée incompatible avec la sacralité du lieu.
Dans le même contexte, le département a pointé des décisions de la Cour suprême israélienne autorisant des groupes de colons à effectuer des rituels talmudiques au mur Al-Buraq par vagues, ainsi que l’organisation de manifestations de grande ampleur, y voyant une gestion discriminatoire de l’espace public et religieux face aux restrictions strictes imposées aux Palestiniens.
Enfin, il a souligné que ces mesures ont également un impact économique significatif, en particulier pour les commerçants de la Vieille Ville, confrontés à une forte baisse de l’activité en raison des restrictions d’accès, menaçant ainsi leurs moyens de subsistance.
Malgré ces politiques et violations quotidiennes, le département a affirmé que les Palestiniens de Jérusalem poursuivent leur résilience et leur attachement à leur ville et à leurs lieux saints, réaffirmant leur rôle de « première ligne de défense » pour Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa.
H.A



