Ramallah, le 8 juin 2026, WAFA– Le Comité des libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a fait état, lundi, d'une nette recrudescence des violations commises par les forces israéliennes à l'encontre des journalistes et des médias palestiniens au cours du mois de mai 2026, dénonçant une politique systématique visant à entraver le travail de la presse et à empêcher la couverture des événements sur le terrain.
Dans son rapport mensuel, le comité indique avoir documenté 55 violations contre des journalistes et des institutions médiatiques palestiniennes durant le mois écoulé. Celles-ci comprennent deux cas de journalistes blessés par des tirs à balles réelles lors de reportages sur le terrain, deux arrestations arbitraires, 30 cas de détention temporaire et d'entrave au travail journalistique, ainsi que cinq incidents de tirs directs contre des journalistes et cinq attaques au moyen de grenades lacrymogènes et assourdissantes.
Le rapport fait également état de deux confiscations de matériel de presse, de deux agressions physiques contre des journalistes, de deux interdictions de couverture dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, d'un raid suivi de la fermeture d'un média, d'une comparution devant un tribunal et de trois convocations pour interrogatoire.
Le Comité des libertés a affirmé que ces pratiques constituent une violation flagrante du droit international humanitaire, des Conventions de Genève et des instruments internationaux garantissant la liberté d'expression et la protection des journalistes dans l'exercice de leurs fonctions. Selon lui, l'intensification de ces attaques traduit une stratégie organisée visant à restreindre la couverture médiatique et à empêcher la diffusion d'informations sur les violations commises contre les Palestiniens.
L'organisation a estimé que le ciblage des journalistes palestiniens représente une menace croissante pour la liberté de la presse et le droit du public à l'information, accusant les autorités israéliennes de recourir à diverses formes de répression, notamment les arrestations, les détentions, les agressions physiques et les obstacles à la couverture des événements.
Le Syndicat a appelé les organisations internationales de défense des droits humains et de la liberté de la presse, les Nations unies ainsi que la Fédération internationale des journalistes à assumer leurs responsabilités juridiques et morales en faisant pression sur Israël afin qu'il mette fin à ces violations, que leurs auteurs soient tenus pour responsables et que les professionnels des médias bénéficient de la protection requise.
Le rapport souligne enfin que ces violations interviennent dans un contexte de multiplication des attaques contre les journalistes palestiniens dans l'ensemble des territoires palestiniens, notamment lors de la couverture des incursions militaires, des violences liées à la colonisation et des opérations israéliennes en cours dans la bande de Gaza.
H.A



