Londres, le 10 juin 2026, WAFA- Amnesty International a déclaré que l'escalade des déplacements forcés et de l'expansion coloniale en Cisjordanie occupée nécessitait une action internationale urgente pour mettre fin aux plans d'annexion et tenir pour responsables les crimes et les violations dont sont victimes les Palestiniens, en particulier dans les communautés nomades et pastorales des zones C.
Dans un nouveau rapport publié mercredi, intitulé "Effacer tout ce qui est palestinien : le nettoyage ethnique pratiqué par Israël contre les groupes nomades et pastoraux de la Cisjordanie", l'organisation a souligné que l'occupation accélère ses pas pour annexer de vastes zones de la Cisjordanie, à travers une campagne de nettoyage ethnique menée et parrainée par son système officiel, et qui ne se limite pas aux agressions des colons ou aux décisions de ministres qualifiés d'extrémistes.
Le rapport révèle que le gouvernement d'occupation a fait de l'annexion officielle des territoires palestiniens un objectif politique déclaré, et a poussé ces dernières années à l'expansion des colonies, à la saisie des terres, à un soutien financier et logistique accru aux colons, ainsi qu'à leur fourniture d'armes, créant ainsi un environnement immédiat pour l'escalade de la violence contre les Palestiniens et leur déplacement forcé.
Selon Amnesty International, ces politiques sont concentrées dans la zone C, qui représente environ 60% de la Cisjordanie occupée, et contient des terres agricoles, des pâturages et des ressources naturelles vitales.
L'organisation considère que cette zone est une priorité dans les projets d'occupation en raison de son emplacement, de sa superficie et de son rôle dans le contrôle des terres et de la composition de la population.
Le secrétaire général d'Amnesty International, Annis Kalamar, a déclaré : " Les trois dernières années et demie ont vu une nette accélération de la campagne parrainée par le gouvernement d'occupation pour déraciner les communautés palestiniennes de leur territoire, les déposséder de leurs biens et les déplacer de force.
Elle a ajouté que ce qui se passe en Cisjordanie ne peut pas être qualifié de résultat des actions d'individus rebelles ou de groupes de colonisateurs évadés, mais d'une occupation délibérée menée par le régime d'occupation, en violation flagrante du droit international, et qui est révélée au monde sans aucune responsabilité sérieuse.
De plus, elle a souligné que la violence des colons n'était pas un phénomène distinct des politiques de l'entité d'occupation, mais qu'elle constituait un élément essentiel d'une campagne de nettoyage ethnique soutenue par l'État et un pilier de l'établissement d'un régime d'apartheid imposé aux Palestiniens.
N.S



