Ramallah, le 10 juin 2026, WAFA- La Commission des affaires des prisonniers et des libérateurs et le Club des prisonniers palestiniens ont déclaré que l'approbation par la soi-disant Commission de la sécurité nationale de la Knesset d'un projet de loi interdisant aux représentants du Comité international de la Croix-Rouge d'entrer dans les prisons israéliennes et de visiter les détenus constitue un nouveau chapitre dans la série de lois et de politiques adoptées par le régime d'occupation par l'intermédiaire de la Knesset et de ses différentes institutions, visant à légaliser et à dénombrer légalement les graves violations contre le peuple palestinien, dans le contexte du crime de génocide continu, dont les prisons israéliennes sont l'un des principaux domaines.
Les deux institutions ont souligné que la présentation de ce projet révèle clairement l'insistance du régime d'occupation à transformer les mesures exceptionnelles dans les prisons imposées après le début du génocide en politiques et législations permanentes et systématiques, garantissant l'enracinement du système de répression et de torture sur lequel repose la structure des prisons israéliennes.
Cette tendance reflète une tentative apparente de contourner les décisions de la Cour suprême israélienne, y compris la décision concernant les visites du Comité international de la Croix-Rouge, qui a jugé illégal de continuer à empêcher ces visites.
Les deux institutions ont ajouté que les développements récents confirment que les décisions judiciaires israéliennes, dans le contexte d'un système législatif qui travaille à un rythme accéléré pour consacrer des politiques génocidaires et punitives à l'encontre des Palestiniens, n'ont aucun effet réel à moins qu'elles ne soient traduites en mesures d'exécution obligatoires. Cela révèle la nature de la relation entre les institutions législatives et judiciaires d'un État d'occupation, où certaines décisions judiciaires sont utilisées pour embellir l'image du système juridique devant la communauté internationale, tandis que des législations sont promulguées dans le but de consacrer les violations et de leur fournir une couverture juridique.
Cette tendance n'est pas nouvelle, car les autorités d'occupation ont continué pendant de nombreuses années à saper le rôle du Comité international de la Croix-Rouge et à limiter sa capacité à remplir ses missions humanitaires et de surveillance, sous différents prétextes de sécurité. Le rôle de la commission s'est progressivement réduit jusqu'à se limiter en grande partie à l'organisation de visites aux familles des prisonniers. Avec le début du génocide, les autorités d'occupation ont intensifié leurs mesures en empêchant le Comité international d'entrer dans les prisons, en interdisant les visites des familles, en imposant un régime d'isolement sans précédent aux prisonniers et aux détenus, ainsi qu'en imposant de sévères restrictions sur le travail du personnel juridique.
En outre, les deux institutions ont affirmé que ces mesures étaient accompagnées d'une augmentation sans précédent des crimes de torture, de mauvais traitements, de famine et d'humiliation systématique, ainsi que des menaces et des agressions auxquelles les prisonniers sont exposés lors de leur sortie pour rencontrer des avocats, dans le cadre d'un système intégré de violence organisée qui est devenu l'un des traits les plus marquants de la phase actuelle dans les prisons israéliennes.
N.S



