Ramallah, le 26 juillet 2026, WAFA- Le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, a déclaré que les attaques menées par des colons israéliens dans plusieurs gouvernorats de Cisjordanie occupée, notamment l'incendie d'une mosquée, de véhicules appartenant à des Palestiniens et une tentative d'incendie d'une habitation à Beit Furik, s'inscrivent dans une politique de « terrorisme organisé » menée par le gouvernement israélien.
Dans un communiqué publié dimanche, M. Fattouh a affirmé que ces actes bénéficient, selon lui, d'une couverture politique, militaire et juridique de la part des autorités israéliennes et s'inscrivent dans un projet colonial visant à déplacer les Palestiniens de leurs terres et à imposer de nouvelles réalités par la force.
Il a soutenu que les groupes de colons impliqués ne constituent pas des éléments isolés, mais des formations organisées créées pour agir en parallèle de l'armée israélienne dans des opérations impliquant, selon ses termes, meurtres, incendies criminels, destructions et intimidations. Il a ajouté que nombre de leurs membres serviraient également dans l'armée israélienne, estimant que ces actes relèvent d'une politique officielle plutôt que d'initiatives individuelles.
Le président du Conseil national palestinien a qualifié les attaques contre les lieux de culte, les biens privés et les habitations de violations graves du droit international humanitaire et de crimes de guerre, affirmant qu'elles contreviennent aux Conventions de Genève ainsi qu'aux résolutions des Nations unies qui jugent illégales les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.
Selon M. Fattouh, le gouvernement israélien utiliserait les colons comme instrument pour mettre en œuvre une politique de déplacement forcé et de nettoyage ethnique, tout en cherchant à se soustraire à sa responsabilité directe. Il a estimé que le droit international tient Israël pleinement responsable des actes commis par ces groupes en raison du soutien et de la protection qui leur seraient accordés.
Il a également critiqué ce qu'il a décrit comme l'insuffisance des réactions de la communauté internationale, estimant que les condamnations sans mesures concrètes favorisent l'impunité et encouragent la poursuite des violences contre les Palestiniens.
Enfin, M. Fattouh a appelé la Cour pénale internationale à accélérer les poursuites contre les responsables des violences attribuées aux colons et les dirigeants israéliens qu'il considère comme impliqués dans leur planification, leur incitation et leur exécution. Il a également exhorté les États parties aux Conventions de Genève à adopter des mesures immédiates, notamment des sanctions, l'interdiction d'entrée des dirigeants des colonies et la suspension de toute coopération susceptible de contribuer au maintien de la colonisation et de l'impunité.
Il a conclu en affirmant que le peuple palestinien poursuivra son attachement à sa terre malgré les violences, estimant que la crédibilité du système international dépendra de sa capacité à faire respecter le droit international.
H.A



