Ramallah, le 5 juillet 2026, WAFA- Le Club des prisonniers palestiniens a accusé, dimanche, les autorités israéliennes de transformer les actes de torture contre les détenus palestiniens en une « politique officielle » et un instrument destiné, selon lui, à consolider ce qu'il qualifie de « politique de génocide ».
Dans un communiqué, l'organisation affirme que les autorités israéliennes poursuivent une politique systématique consistant à documenter et diffuser des images montrant des actes de torture et de mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens, estimant que ces publications témoignent d'un niveau croissant de brutalité et visent à exposer publiquement leur humiliation.
Le Club des prisonniers indique qu'Israël continue de publier des photographies et des vidéos montrant des opérations de répression, des actes de torture et d'autres violations graves contre des détenus palestiniens, notamment des scènes qu'il qualifie d'humiliations systématiques et de pratiques pouvant constituer des crimes contre l'humanité. Il cite comme dernier exemple la diffusion d'une photographie d'un détenu originaire de la bande de Gaza apparaissant nu et ligoté dans des conditions qualifiées de particulièrement dégradantes, une image qui, selon l'organisation, s'inscrit dans une longue série de violations commises depuis le début de la guerre en cours dans la bande de Gaza.
Selon le communiqué, de nombreuses images documentant ces abus proviennent de soldats israéliens eux-mêmes. L'organisation estime que, malgré la présentation de certains de ces actes comme des « cas isolés » par les autorités israéliennes, les témoignages recueillis auprès d'anciens détenus et les informations disponibles montrent qu'ils relèvent d'une politique institutionnelle impliquant différents échelons de l'appareil israélien.
Le Club des prisonniers affirme également que les vidéos diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, illustrent, selon lui, une banalisation de ces pratiques, favorisant une culture d'impunité et encourageant la diffusion publique d'actes de torture au sein du système carcéral israélien.
L'organisation a renouvelé son appel à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains afin qu'elles assument leurs responsabilités juridiques et morales et prennent des mesures urgentes pour mettre fin à l'impunité dont bénéficierait, selon elle, Israël, estimant que cette situation a permis la poursuite de violations graves, notamment à l'encontre des prisonniers palestiniens.
Le Club des prisonniers affirme enfin que plus de 100 détenus palestiniens sont morts dans les prisons israéliennes depuis le début de ce qu'il qualifie de « génocide », précisant que l'identité de 90 d'entre eux a été rendue publique jusqu'à présent. Il estime que les conditions de détention actuelles continuent de mettre en danger la vie de milliers de prisonniers et font craindre de nouvelles violations.
H.A



