Jérusalem, le 3 août 2026, WAFA – Des colons israéliens ont investi lundi les cours de la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem occupée, sous la protection de la police israélienne.
Selon des sources locales, 181 colons ont pénétré dans l’enceinte de la mosquée par groupes successifs, effectuant des visites provocatrices dans ses cours et y accomplissant des rituels religieux juifs sous la protection des forces israéliennes.
Dans un rapport publié lundi sur la situation à Al-Aqsa, le ministère palestinien des Affaires religieuses a fait état d’une intensification des incursions de groupes de colons par la porte des Maghrébins, sous une protection policière renforcée. Ces incursions étaient notamment menées par le ministre israélien de la Sécurité nationale, l’extrémiste Itamar Ben Gvir, ainsi que par des membres de la Knesset et des responsables d’organisations liées au mouvement du « Temple ».
Le rapport fait état de prières et de rituels juifs, notamment des prosternations rituelles, du port des téfilines et du déploiement de drapeaux israéliens. Des pierres auraient également été introduites dans les cours de la mosquée et un auvent permanent aurait été installé dans la partie orientale de l’esplanade afin de servir les groupes de colons, une mesure présentée comme une première depuis 1967.
Les cours d’Al-Aqsa ont également été le théâtre de pratiques décrites comme inédites, notamment une cérémonie de fiançailles organisée par un colon au cœur de l’esplanade, accompagnée de rituels en hébreu.
Ces incursions se sont déroulées parallèlement à des mesures restrictives renforcées imposées par les autorités israéliennes aux fidèles palestiniens et aux employés du Département des Waqfs de Jérusalem, notamment le vendredi. Ces mesures ont notamment inclus des incursions dans les environs de la salle de prière Al-Qibli et du Dôme du Rocher, ainsi que la détention pendant plusieurs heures du prédicateur d’Al-Aqsa et grand mufti de Jérusalem et des territoires palestiniens, Cheikh Muhammad Hussein, avant sa libération.
H.A



