Ramallah, 3 août 2026 (WAFA) – Le ministère des Biens religieux et des Affaires religieuses a publié un rapport détaillé documentant l'escalade des violations israéliennes contre les lieux saints islamiques au cours du mois de juillet. Le rapport confirme 27 incursions dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, ainsi que l'empêchement de l'appel à la prière (Adhan) à 155 reprises à la mosquée Ibrahimi, dans le cadre d'une campagne croissante visant la liberté de culte et les lieux saints.
Le rapport explique que l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa a été le théâtre d'incursions à grande échelle menées par des groupes de colons via la porte des Maghrébins, malgré une forte protection. Ces groupes étaient dirigés par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, connu pour ses positions extrémistes, ainsi que par des membres de la Knesset et des responsables d'organisations du Mont du Temple.
Des prières talmudiques, des prosternations solennelles, le port des tefillin (châles de prière) et le déploiement de drapeaux israéliens ont été observés, ainsi que l'introduction de pierres dans les cours et l'érection d'un auvent permanent dans la partie orientale pour abriter les occupants – une première depuis 1967.
Les cours de la mosquée Al-Aqsa ont également été le théâtre de comportements inédits, notamment une cérémonie de fiançailles célébrée par un colon selon des rites en hébreu. Ces événements ont coïncidé avec un durcissement des mesures imposées par les autorités d'occupation aux fidèles et au personnel du Waqf islamique, en particulier le vendredi. Ces mesures comprenaient la prise d'assaut de la zone entourant la salle de prière de Qibli et le Dôme du Rocher, ainsi que la détention pendant plusieurs heures du prédicateur de la mosquée Al-Aqsa et grand mufti de Jérusalem, le cheikh Mohammed Hussein, avant sa libération.
À Hébron, les autorités d'occupation ont maintenu les restrictions de circulation dans l'enceinte de la mosquée Ibrahimi, empêchant l'appel à la prière à 155 reprises le mois dernier sous prétexte de sécurité. Parallèlement, au moins 195 soldats ont pris d'assaut la mosquée, coïncidant avec le maintien de la fermeture de la porte est et les incursions continues dans le quartier d'Achraf, qui se poursuivent depuis début 2025.
Le ministère des Biens religieux a conclu son rapport en mettant en garde contre les dangers de ces politiques, qui visent à imposer une nouvelle réalité au sein des lieux saints. Il a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains et humanitaires à assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à intervenir immédiatement pour mettre fin aux violations et préserver le statu quo historique et juridique.
R.N



