Ramallah, le 7 août 2026, WAFA – Raed Abou al-Hummus, chef de la Commission des détenus et anciens détenus de l'Autorité palestinienne, a appelé vendredi soir, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à réagir clairement à la politique du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a renouvelé sa décision d'interdire les visites familiales aux détenus des prisons israéliennes.
Dans une déclaration publiée vendredi, Abou al-Hummus a affirmé que Ben-Gvir persiste dans sa politique criminelle et donne de nouvelles instructions pour maintenir l'isolement des détenus, hommes et femmes, les coupant du monde extérieur et empêchant les visites familiales.
Abou al-Hummus a ajouté que Ben-Gvir continue également d'empêcher les organisations de défense des droits humains et humanitaires d'accéder à ces détenus, au mépris flagrant de la communauté internationale et des instances onusiennes.
Il a ajouté qu'il est devenu impératif pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et toutes les organisations humanitaires et de défense des droits humains de publier une déclaration condamnant ces pratiques, dénonçant les autorités occupantes qui refusent de coopérer avec les institutions internationales, entravent leur travail et nient leur existence.
Abou al-Hummus les a exhortées à publier un rapport clair, utilisant un langage et une terminologie à la hauteur de ce mépris flagrant pour la communauté internationale.
Abu al-Hummus a appelé la Croix-Rouge et toutes les institutions internationales et onusiennes à faire valoir leurs droits face aux autorités occupantes et à remplir leurs obligations humanitaires et éthiques sans avoir besoin de l'aval d'Israël.
Il a souligné la nécessité d'une véritable contestation pour mettre fin au fait accompli imposé par les autorités occupantes depuis trois ans, à un rythme accéléré et en violation de toutes les normes et lois internationales.
Depuis le début de l'agression contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023, les autorités d'occupation israéliennes empêchent les visites familiales aux détenus et les visites du CICR.
Les organisations de défense des droits humains n'ont cessé de réclamer la fin de ces mesures, qui violent le droit international humanitaire, notamment la Quatrième Convention de Genève, qui garantit les droits des prisonniers et des détenus.
F.N



