Jérusalem, 26 août 2026 (WAFA) – Le gouvernorat de Jérusalem a déclaré que les forces d'occupation israéliennes poursuivaient leur occupation de l'Institut de formation professionnelle de Qalandiya, affilié à l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), à Kafr Aqab, au nord de Jérusalem-Est occupée, pour la deuxième journée consécutive.
Dans un communiqué publié mercredi, le gouvernorat a indiqué que les forces d'occupation maintenaient leur présence à l'institut, avec des rotations régulières de soldats. De nouveaux renforts ont été envoyés dans la nuit de mercredi à jeudi.
Mardi dernier, les forces d'occupation ont évacué l'institut, pris possession des locaux, hissé le drapeau israélien dans la cour et se sont déployées dans les rues et ruelles du camp de réfugiés de Qalandiya et de Kafr Aqab, menant des raids et des perquisitions et interrogeant sur place plusieurs habitants.
Le raid a eu lieu en présence du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a déclaré que les autorités d'occupation avaient lancé une opération d'évacuation du bâtiment, affirmant qu'« il n'y a pas de place pour l'UNRWA à Jérusalem et en Israël ».
Le complexe comprend des infrastructures éducatives, professionnelles et sanitaires. L'UNRWA avait déjà alerté sur un projet israélien visant ses installations sur le site, précisant que sa mise en œuvre nécessiterait la démolition de la majeure partie du centre de formation.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre de l'escalade de la répression menée par l'occupation contre l'UNRWA et ses institutions à Jérusalem-Est occupée, alors qu'Israël poursuit ses efforts pour mettre fin au travail de l'agence et restreindre ses activités, malgré son mandat onusien de fournir des services aux réfugiés palestiniens.
Les autorités d'occupation avaient précédemment approuvé une série de mesures visant l'UNRWA, notamment en l'empêchant d'opérer dans les territoires occupés et en annulant les accords et privilèges qui lui avaient été accordés, une décision qui avait suscité une vive indignation palestinienne et internationale.
R.N



