Ramallah, le 25 août 2026, WAFA – Le président du Club du prisonnier palestinien, Abdullah Zaghari, a mis en garde contre la poursuite, par les autorités d’occupation israéliennes, de la détention des dépouilles de Palestiniens tués et leur refus de les restituer à leurs familles, soulignant que cette politique s’inscrit dans un système continu de violations commises à l’encontre des prisonniers et du peuple palestinien.
Dans une déclaration à la radio Voix de la Palestine, Zaghari a indiqué que, selon les données documentées, Israël avait reconnu détenir environ 1 900 dépouilles de Palestiniens tués dans la bande de Gaza, sans révéler leur sort ni fournir d’informations à leurs familles, tandis que les institutions poursuivent la documentation d’autres dépouilles détenues.
Il a indiqué que des manifestations et initiatives nationales seraient organisées demain, mercredi, dans plusieurs gouvernorats afin de mettre en lumière la question de la détention des dépouilles des victimes et des personnes portées disparues, et de faire pression sur la communauté internationale pour qu’elle assume ses responsabilités face à ces violations.
Zaghari a tenu Israël pour responsable de la poursuite de la politique de disparition forcée visant des milliers de Palestiniens, notamment dans la bande de Gaza. Il a précisé que les estimations faisaient état de plus de 15 000 Palestiniens arrêtés, en l’absence de statistiques précises en raison du refus des autorités d’occupation de divulguer les informations les concernant.
Il a souligné que de nombreuses familles palestiniennes ignorent toujours le sort de leurs proches détenus, avertissant qu’il pourrait y avoir parmi eux des personnes exécutées dans les prisons israéliennes sans que leurs familles en aient été informées.
Il a estimé que la détention des dépouilles des victimes et les disparitions forcées constituent un crime complexe, nécessitant une intervention internationale urgente.
N.S


