Ramallah, 26 août 2026 (WAFA) – La Campagne nationale pour le rapatriement des corps des martyrs et des prisonniers a déclaré que la rétention des corps des martyrs, ainsi que la question des personnes disparues, demeure l'une des manifestations les plus flagrantes des crimes israéliens. Elle constitue en effet une violation des droits des martyrs et de leurs familles, les privant de connaître le sort de leurs proches, de pouvoir leur dire adieu et de pouvoir les enterrer.
Dans un communiqué conjoint publié mercredi, à la veille de la Journée nationale pour la restitution des corps des martyrs, la Campagne et les Institutions des prisonniers ont ajouté que les données disponibles, à la lumière des révélations des médias israéliens concernant la rétention des corps d'environ 1 700 martyrs, indiquent que la Campagne et les Institutions connaissent l'identité de 799 martyrs. Le plus récent d'entre eux est Fathi Khazem, originaire de Jénine, exécuté à son domicile et dont le corps a ensuite été retenu.
Elle a expliqué que sur les 799 martyrs identifiés, 256 reposent dans des fosses communes numérotées, 99 étaient des prisonniers, 81 étaient des enfants de moins de 18 ans et 10 étaient des femmes.
Elle a souligné que ces chiffres révèlent l'ampleur de la politique de rétention des corps, démontrant qu'il ne s'agit pas d'un incident isolé ni d'un phénomène lié à des cas particuliers, mais bien d'une politique continue appliquée depuis des décennies. Cette politique s'est considérablement intensifiée lors de l'agression contre la bande de Gaza, qui a notamment inclus des massacres, des disparitions forcées, la rétention des corps et le refus d'informer les familles du sort de leurs proches.
Elle a souligné que ces chiffres ne sauraient être considérés comme définitifs, compte tenu de la documentation incomplète sur l'ampleur réelle des crimes, notamment dans la bande de Gaza, du nombre toujours élevé de personnes disparues, de la difficulté d'accéder aux lieux où se trouvent les victimes et de la politique persistante de disparitions forcées.
Elle a insisté sur le fait que cela impose une responsabilité urgente aux instances palestiniennes et internationales afin de faire la lumière sur le sort de toutes les victimes, de les identifier et de documenter les circonstances de leur décès ainsi que les lieux où leurs corps sont détenus.



