Ramallah, le 30 août 2026, WAFA – Les autorités d’occupation israéliennes ont émis un nouvel ordre militaire, portant le numéro T/101/26, ordonnant la prise de possession de 37,481 dunams de terres appartenant à la ville de Beitunia, dans le gouvernorat de Ramallah et d’Al-Bireh, sous prétexte d’agrandir le site militaire établi sur les terres de la ville, à proximité de la colonie de Beit Horon.
Dans un communiqué publié ce dimanche, la Commission de résistance au mur et à la colonisation a indiqué que les terres ciblées se situent dans les bassins fonciers n° 30 et n° 36, qui font partie des secteurs non enregistrés dont la procédure de règlement foncier n’est pas encore définitive. Elles comprennent plusieurs parcelles ainsi que les voies qui les relient.
Les cartes militaires montrent que la superficie ciblée constitue un bloc foncier continu avec le site militaire existant et se trouve à proximité de la colonie de Beit Horon et de la route 443.
La Commission a précisé que le polygone rouge délimité sur les cartes correspond à la superficie officiellement visée par l’ordre de prise de possession, soit 37,481 dunams, destinée à l’agrandissement du site militaire. L’ordre ne prévoit pas de superficie supplémentaire spécifiquement affectée à la restriction de l’accès, ni de voie militaire distincte de la zone placée sous le contrôle des forces d’occupation.
Selon l’ordre militaire, le prétendu « officier chargé des affaires du ministère de la Défense » de l’occupation israélienne est habilité à prendre possession des terres et à en disposer pleinement pendant toute la durée de validité de l’ordre, fixée à 60 jours à compter de sa date de signature.
La Commission de résistance au mur et à la colonisation a souligné que, même si les ordres de prise de possession ne transfèrent pas officiellement la propriété des terres, ils privent leurs propriétaires de leurs droits de possession et d’usage et placent ces terres sous le contrôle militaire direct des forces d’occupation.
Elle a ajouté que cet ordre révèle l’extension de l’infrastructure militaire destinée à protéger les colonies et à sécuriser leur environnement, faisant ainsi peser sur les terres palestiniennes et leurs propriétaires le coût territorial et sécuritaire de la poursuite et de l’expansion du projet colonial.
N.S



