Jérusalem, le 12 septembre 2026, WAFA — La municipalité israélienne d’occupation à Jérusalem a contraint ce samedi le Palestinien de Jérusalem Adham Tabesh à démolir cinq structures et locaux commerciaux lui appartenant dans la zone industrielle de Wadi al-Joz, à Jérusalem occupée, après l’avoir menacé de lui imposer de lourdes amendes si la municipalité procédait elle-même à leur démolition.
Dans un communiqué, le gouvernorat de Jérusalem a indiqué que Tabesh avait déjà été contraint, au cours des dernières années, de s’acquitter d’environ 300 000 shekels d’amendes. La municipalité l’a ensuite menacé de lui infliger des dizaines de milliers de shekels supplémentaires en guise de frais de démolition, le contraignant ainsi à démolir lui-même ses structures afin d’échapper à ces lourdes pénalités.
Le gouvernorat a précisé que les structures visées comprenaient un atelier de menuiserie, une agence de voyages, un atelier de réparation de motos et une boulangerie. Ces activités constituaient la principale source de revenus de dizaines de travailleurs palestiniens de Jérusalem et de leurs familles. Leur démolition met donc directement en péril leurs moyens de subsistance, dans le cadre de la campagne persistante visant la zone industrielle de Wadi al-Joz et les activités économiques palestiniennes qui y sont implantées.
Selon la Commission de résistance au mur et à la colonisation, les autorités d’occupation ont procédé, au cours du mois d’août dernier, à 71 opérations de démolition, visant 155 structures, dont 47 logements occupés, huit logements inoccupés, 33 structures servant de source de revenus, 61 structures agricoles et six autres structures. Elles ont également délivré 44 ordres de démolition visant des structures et des biens palestiniens.
Ces opérations de démolition ont directement affecté au moins 200 Palestiniens, dont 75 enfants et 56 femmes.
N.S



