Jérusalem, le 11 septembre 2026, WAFA — Des dizaines de colons israéliens ont organisé vendredi des rites religieux juifs et soufflé dans des shofars à proximité de tombes musulmanes dans le cimetière de Bab al-Rahma, adjacent au mur oriental de la mosquée Al-Aqsa, sous la protection de la police israélienne, à la veille de Roch Hachana, le Nouvel An juif.
Selon le gouvernorat de Jérusalem, ces rites ont été organisés depuis l’extérieur du cimetière pour la troisième semaine consécutive, alors que les groupes du « Temple » intensifient leurs appels à l’autorisation de pratiquer des rites religieux à l’intérieur de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa pendant les fêtes juives.
Le gouvernorat a indiqué que, face aux restrictions imposées à certains de ces rites à l’intérieur de la mosquée, les colons se tournent vers ses abords, ses portes et les zones directement adjacentes à ses murs, notamment le cimetière de Bab al-Rahma.
Cette pratique vise, selon les autorités palestiniennes, à imposer de nouvelles réalités sur le terrain et à étendre les manifestations de judaïsation de l’intérieur de la mosquée à son environnement immédiat, menaçant ainsi l’identité islamique du site et le statut des lieux saints qui l’entourent.
Ces rites interviennent au lendemain de l’entrée de 409 colons israéliens dans l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa par la porte des Maghrébins, au cours des périodes d’accès matinale et vespérale, sous la protection des forces israéliennes, selon le gouvernorat de Jérusalem.
Des dizaines de colons auraient également organisé jeudi des rites collectifs et publics dans le secteur de Bab al-Rahma, alors que les fidèles musulmans étaient soumis à des restrictions renforcées et empêchés d’accéder à cette zone pendant les incursions.
Le gouvernorat de Jérusalem a estimé que le choix de la zone adjacente à Bab al-Rahma revêtait une « importance stratégique », en raison de sa proximité directe avec le mur oriental de la mosquée Al-Aqsa. Il a affirmé que ces pratiques menaçaient l’identité historique du cimetière et s’inscrivaient dans une politique visant à modifier progressivement le caractère de l’environnement de la mosquée.
Les autorités palestiniennes ont enfin mis en garde contre l’exploitation des fêtes juives pour intensifier les incursions, introduire de nouveaux rites religieux, élargir les horaires et les espaces d’accès des colons et renforcer les restrictions visant les fidèles musulmans et les employés des autorités religieuses islamiques, au risque, selon elles, de porter atteinte au statu quo historique et juridique en vigueur à Al-Aqsa.
H.A



