Ramallah, le 17 septembre 2026, WAFA — Le nombre de journalistes palestiniens détenus dans les prisons israéliennes est passé à 39 après l’arrestation, jeudi à l’aube, du journaliste Alaa al-Rimawi à Ramallah, a indiqué le Club des prisonniers palestiniens.
Dans un communiqué, l’organisation a précisé que les 39 journalistes actuellement détenus ont tous été arrêtés depuis le début de la guerre à Gaza. Parmi eux, 21 hommes et femmes sont placés en détention administrative, sans procès ni inculpation clairement établie, sur la base de ce que les autorités israéliennes présentent comme un « dossier secret ».
Le Club des prisonniers a ajouté que les journalistes Mouath Ammarna et Sabri Jabrine, originaires de Bethléem, avaient été placés en détention administrative pour quatre mois. La journaliste Naqaa Hamed, arrêtée le 15 septembre à Ramallah, a quant à elle vu sa détention prolongée jeudi jusqu’au 23 septembre 2026.
Cinq femmes journalistes figurent actuellement parmi les personnes détenues, selon la même source.
Le Club des prisonniers a également fait état du transfert de la journaliste détenue Bushra al-Tawil de la prison de Damon vers une cellule d’isolement à la prison de Ramleh, précisant qu’aucune information n’était disponible sur ses conditions de détention.
L’organisation affirme que les journalistes palestiniens sont confrontés à diverses mesures, notamment l’isolement, les mauvais traitements, des conditions de détention difficiles et des restrictions d’accès aux soins, ainsi qu’à des arrestations et des poursuites liées à l’exercice de leur profession.
Elle a appelé les organisations internationales de défense des droits humains à assumer leurs responsabilités dans la protection des journalistes palestiniens et à œuvrer pour garantir leur droit d’exercer leur métier.
H.A



