Gaza, le 8 octobre 2026, WAFA– Des sources médicales dans la bande de Gaza ont alerté jeudi sur la dégradation grave et sans précédent du système de santé, due à la poursuite de la guerre et aux restrictions imposées par Israël à l’entrée des fournitures médicales, entraînant l’interruption des protocoles thérapeutiques et la mort de centaines de patients.
Dans un communiqué publié jeudi, les sources ont fait état d’une aggravation aiguë de la pénurie de médicaments dans les hôpitaux du territoire. Quelque 44 % des médicaments essentiels sont totalement épuisés, tandis que 54 % des consommables médicaux font défaut. Plusieurs produits vitaux sont également indisponibles, notamment les stylos à insuline, les médicaments de chimiothérapie, les immunosuppresseurs destinés aux patients transplantés rénaux ainsi que les solutions salines intraveineuses.
S’agissant des services de diagnostic et d’imagerie médicale, les sources ont indiqué que 74 % des équipements de radiologie et d’imagerie ne sont plus disponibles, le nombre total d’appareils étant passé de 415 avant le début de la guerre à seulement 120 aujourd’hui.
Elles ont précisé que certains services spécialisés ont totalement cessé de fonctionner faute d’équipements opérationnels, notamment l’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’endoscopie télévisée et la lithotritie extracorporelle par ondes de choc. Le nombre de scanners est passé de 18 à 3, celui des mammographes de 14 à 5, tandis que les appareils de radiologie mobile de type C-arm utilisés au bloc opératoire sont passés de 31 à 11.
Les sources ont souligné que la poursuite de cet effondrement met en danger la vie de milliers de patients et de blessés. Elles ont renouvelé leur appel aux acteurs internationaux et aux institutions des Nations unies à intervenir d’urgence afin de garantir l’acheminement des médicaments et des fournitures médicales et de fournir les équipements de diagnostic nécessaires à la remise en état des services de radiologie et des hôpitaux.
Le système de santé de la bande de Gaza connaît un effondrement généralisé en raison des attaques directes, du blocus continu et de l’aggravation de la pénurie de carburant, qui ont entraîné la mise hors service de la majorité des hôpitaux et des centres de santé.
Les équipes médicales sont également confrontées à de graves difficultés pour sauver la vie des blessés et des malades, alors que les maladies infectieuses et la malnutrition se propagent parmi les personnes déplacées. Cette situation intervient malgré les appels répétés de la communauté internationale et des Nations unies à faire pression pour lever le blocus et permettre l’entrée de l’aide humanitaire ainsi que des fournitures médicales d’urgence.
H.A



