Jérusalem, le 8 octobre 2026, WAFA — Trente-six ans après les violences meurtrières survenues à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, le souvenir de cette tragédie reste profondément ancré dans la mémoire palestinienne et continue de marquer l’histoire du lieu saint.
Le 8 octobre 1990, alors que des milliers de fidèles palestiniens se trouvaient dans l’enceinte et aux abords de la mosquée Al-Aqsa, des colons israéliens avaient tenté d’y poser une pierre angulaire, selon des sources palestiniennes. Cette initiative avait suscité l’opposition des fidèles présents sur place et provoqué l’intervention des forces israéliennes, qui avaient ouvert le feu sur les personnes rassemblées dans et autour de la mosquée.
Selon les données palestiniennes citées par WAFA, les violences avaient fait 22 morts et plus de 200 blessés, tandis que 270 personnes avaient été arrêtées. L’accès des ambulances au site avait également été fortement entravé.
Des témoignages rapportés à l’époque faisaient état de barrages installés sur les principales routes menant à la mosquée environ une demi-heure avant le début des violences, limitant l’accès des fidèles. Malgré ces mesures, des milliers de Palestiniens se trouvaient déjà dans l’enceinte d’Al-Aqsa. Selon ces témoignages, les corps des victimes et les blessés n’avaient pu être évacués qu’après plusieurs heures.
Dans les jours précédant les violences, des tracts appelant des citoyens israéliens à participer à une marche dans l’enceinte de la mosquée à l’occasion de la fête juive de Souccot avaient été distribués, selon les mêmes sources.
À la suite des événements, la porte des Maghrébins avait été fermée aux fidèles musulmans, une mesure présentée par les autorités israéliennes comme visant à prévenir des risques pour la sécurité.
Trente-six ans plus tard, la mosquée Al-Aqsa demeure au cœur des tensions à Jérusalem. Les visites et incursions de colons israéliens sur l’esplanade se poursuivent, tandis que les restrictions d’accès au site et les mesures de sécurité imposées dans la Vieille Ville sont régulièrement dénoncées par les autorités palestiniennes.
Située dans la Vieille Ville de Jérusalem-Est, la mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu saint de l’islam. Le statut de l’esplanade, les modalités d’accès et les visites de groupes juifs sur le site constituent depuis des décennies l’un des principaux foyers de tension du conflit israélo-palestinien.
H.A


