Le Caire, le 16 octobre 2026, WAFA– Le ministère égyptien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires colombien au Caire afin de lui faire part de la vive protestation de l’Égypte et de son rejet catégorique de la décision de la Colombie d’ouvrir une ambassade à Jérusalem occupée.
Selon une source égyptienne informée, cette démarche unilatérale est jugée inacceptable, car elle contrevient au statut juridique et historique établi de la ville et constitue une violation manifeste des résolutions pertinentes de la légalité internationale.
L’agence de presse du Moyen-Orient (MENA), citant la même source, a indiqué que cette mesure était considérée comme nulle et non avenue et qu’elle ne produisait aucun effet juridique.
Lors de la convocation, la partie égyptienne a également souligné que de telles initiatives irresponsables risquaient d’avoir des répercussions négatives sur les efforts internationaux visant à instaurer la paix et la stabilité dans la région, ainsi que d’exacerber les tensions. Elle a insisté sur la nécessité de respecter le statut juridique et historique de Jérusalem occupée et de s’abstenir de toute mesure unilatérale susceptible de compromettre les perspectives de paix fondées sur la solution à deux États.
Cette convocation intervient en application du paragraphe 10 d’une décision adoptée la semaine dernière par le Conseil de la Ligue arabe au niveau des délégués permanents. Celle-ci prévoit la convocation des ambassadeurs colombiens auprès des États membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique, afin de leur transmettre une protestation contre cette décision colombienne, qualifiée d’illégale, et de souligner ses répercussions sur les relations bilatérales avec la Colombie.
H.A



