Ramallah, 18 octobre 2026, WAFA — Le Club des prisonniers palestiniens a indiqué que les prisons israéliennes avaient connu des dizaines d’opérations de répression contre les détenus depuis le 7 octobre et au cours des jours suivants. Il a précisé que cette journée avait été marquée par une multiplication de ces opérations, au cours desquelles les unités d’intervention ont tiré des balles en caoutchouc sur les membres des détenus et utilisé des gaz lacrymogènes ainsi que d’autres types d’armes, dont certaines ont provoqué des brûlures.
Le Club a indiqué avoir recueilli plusieurs témoignages préliminaires lors de visites effectuées après le 7 octobre et jusqu’à la fin de la semaine dernière. Selon lui, ces témoignages illustrent la réalité qui prévaut depuis trois ans, depuis le début du génocide : répression systématique, privation de nourriture et de soins médicaux, ainsi que volonté persistante d’humilier et de briser les détenus au moyen d’un système de violence visant à les détruire physiquement et psychologiquement.
Il a souligné que certains quartiers de détention avaient fait l’objet de plusieurs opérations de répression le 7 octobre, notamment celui des détenues de la prison de Damon. Ces dernières ont subi trois opérations de répression au cours de la même journée. Leurs cellules ont été fouillées à trois reprises, tandis que des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été utilisés, provoquant des cas d’asphyxie parmi les détenues.
D’après les témoignages recueillis, les détenues ont été conduites menottées dans la cour de la prison, après avoir été la cible de cris et d’insultes. Elles ont été contraintes de s’allonger sur le ventre jusqu’à la fin de l’opération et filmées pendant toute sa durée.
Les détenues ont également rapporté que l’administration pénitentiaire avait placé plusieurs d’entre elles à l’isolement en raison de la manière dont elles tressaient et arrangeaient leurs cheveux. Elles ont été contraintes de défaire leurs tresses, puis 15 détenues ont été transférées à l’isolement.
Les opérations de répression ne se sont pas limitées au 7 octobre. Le lendemain, les détenues ont de nouveau été prises pour cible : des agents de l’unité Yamaz ont participé à une intervention au cours de laquelle du spray au poivre a été utilisé contre elles. Elles ont été agressées et poussées vers la cour de la prison, où elles ont une nouvelle fois été contraintes de s’allonger sur le ventre.
Des fouilles de grande ampleur ont également été menées dans les cellules. Les unités de répression ont délibérément jeté les matelas à terre, puis répandu des restes de nourriture et des déchets dessus.
Le Club des prisonniers a ajouté que les opérations de répression avaient été plus étendues et plus violentes dans les grandes prisons centrales, qui accueillent des milliers de détenus, notamment celles d’Ofer et du Néguev. Dans certains quartiers, les opérations avaient commencé dès le 6 octobre. Des dizaines de détenus ont été touchés par des balles en caoutchouc, et plusieurs d’entre eux ont ensuite été transférés à l’hôpital.
N.S



