Hébron, Bethléem, le 19 octobre 2026 – WAFA – La Commission de résistance contre le mur et la colonisation a révélé que les autorités d'occupation ont émis deux nouvelles déclarations classant 182,81 dounums de terres, situées dans les localités de Battir, Sa'ir et Al-Shuyukh (gouvernorats de Bethléem et d'Hébron), comme « terres de l'État ». Cette mesure renforce le contrôle colonial sur les terres palestiniennes.
Selon un communiqué publié par la Commission ce lundi soir, ces deux déclarations portent la signature du responsable des biens publics et des terres « abandonnées » au sein de l'« Administration civile » de l'occupation, et sont datées du 18 octobre 2026.
La Commission a précisé que la déclaration, intitulée « Bar Kokhba », concerne 64,06 dounums de terres à Battir (situées dans les bassins cadastraux 12 et 13). Elle est liée au projet anciennement connu sous le nom de « Nahal Heletz », issu de l'avant-poste agricole « Neve Uri ».
Le gouvernement de l'occupation avait approuvé, en juin 2024, l'établissement d'une colonie sur ce site, avant que celle-ci ne soit rebaptisée « Bar Kokhba ».
La Commission a souligné que cette nouvelle déclaration s'inscrit dans une série de mesures visant à consolider ce projet et à fournir les terres nécessaires à son développement.
Elle a ajouté que l'annonce intitulée « Beni Kedem » concerne une superficie de 118,75 dounums, englobant des terres situées dans les zones cadastrales 4 et 20 à Sa'ir, ainsi que dans la zone cadastrale 8 à Al-Shuyukh. Elle a précisé que « Beni Kedem » était initialement un avant-poste colonial, dont la légalisation a été amorcée en le rattachant, en tant que quartier, à la colonie de « Mitzad/Asfar ».
Par la suite, le 11 décembre 2025, le « Cabinet » (israélien) a approuvé sa transformation en une colonie indépendante, dans le cadre d'une décision prévoyant l'établissement de 19 colonies.
La Commission a souligné que ces deux annonces révèlent la complémentarité des mécanismes d'expansion coloniale : les décisions visant à établir des colonies et à légaliser des avant-postes sont suivies de mesures de reclassement des terres, de délimitation des zones d'influence et de mise en place d'infrastructures.
Selon cette analyse, ce processus transforme la présence coloniale sur le terrain en un contrôle institutionnel plus ancré. Il constitue des réserves foncières destinées à l'expansion au détriment des terres palestiniennes et de leur potentiel de développement, aggravant ainsi la fragmentation du territoire palestinien et imposant, de facto, une réalité d'annexion sur le terrain.
F.N


