Néguev, 19 octobre 2026, WAFA — Les autorités israéliennes ont démoli lundi trois maisons dans le village d’Oum Nmeïlé, également connu sous le nom d’Arab al-Ziadna, ainsi que plusieurs autres maisons dans le village d’Abou Qreïnat. Ces deux villages, non reconnus par les autorités israéliennes, sont situés au nord-est de la ville de Rahat, dans le Néguev.
Ces démolitions interviennent dans un contexte d’intensification des destructions de maisons et d’autres bâtiments dans les villages arabes du Néguev. Elles suscitent des inquiétudes parmi les habitants quant au sort de leurs logements et de leurs biens, alors que se poursuivent les politiques israéliennes visant les constructions arabes au motif qu’elles auraient été édifiées sans permis.
La veille, des habitants du village d’Abou Qreïnat, dans le Néguev, avaient procédé eux-mêmes à des démolitions, mettant le feu à ce qu’il restait de leurs maisons et de leurs bâtiments pour tenter d’éviter leur destruction par les bulldozers israéliens et de se soustraire aux amendes, qui peuvent atteindre 60 000 shekels.
Une grande partie des démolitions concerne les villages arabes non reconnus, dont les habitants font régulièrement l’objet d’ordres de démolition au motif que leurs constructions ont été édifiées sans permis. Ces villages ne sont pas reconnus par les autorités israéliennes et ne disposent pas de plans d’aménagement permettant d’encadrer les constructions.
Selon des rapports, des dizaines de milliers de citoyens arabes du Néguev vivent dans des villages non reconnus et sont confrontés à des conditions difficiles en matière de logement, d’infrastructures et d’accès aux services.
Cette politique de démolition ne se limite pas au Néguev : les localités arabes d’autres régions du pays sont également confrontées à une crise persistante du logement et de la planification urbaine.
N.S



