Accueil Rapports et Enquêtes 28/May/2020 12:34 PM

Le secteur privé refuse de traiter avec l‘occupation en dehors des canaux officiels

Ecrit par Jaafar Sadaqa

Traduit par Fatima Nasser

Ramallah, le 28 mai 2020, WAFA-Les institutions représentatives du secteur privé ont renouvelé leur rejet des offres des autorités d’occupation de leurs présenter des facilités loin des canaux officiels, considérant que ces offres tentent de diviser les rangs palestiniens et de contourner la récente annonce du président Mahmoud Abbas selon laquelle l‘OLP est en train de se retirer de tous les accords avec Israël et les États-Unis d‘Amérique, y compris la sécurité.

 Cela a été approuvé par le comité exécutif de l‘organisation, hier mercredi soir, en réponse aux plans israéliens d‘annexer des parties de la Cisjordanie.

Depuis l’annonce du président Abbas le 19 mai, les autorités d’occupation, par le biais de la soi-disant « administration civile » de l’armée d’occupation, ont commencé de contacté plusieurs hommes d’affaires palestiniens pour leur offrir des facilités de travail loin des canaux officiels représentés par l’Autorité des Affaires civiles.

C’est la première fois que les autorités d‘occupation offrent des facilitees aux hommes d‘Affaire Palestiniens sans passer par les canaux officiels

Le secrétaire du secteur privé du conseil législatif et président des associations des hommes d’Affaires Palestiniens, Osama Amr, a déclaré : « Nous rejetons ses offres et nous n’avons aucune intention de travailler avec les autorités d’occupation sans les canaux officiels. »

"Les Israéliens ont toujours été actifs à tour de rôle en tentant d‘attirer le secteur privé palestinien vers ce type de relation loin de la position des dirigeants palestiniens, en ciblant en particulier ceux qui pensent avoir des intérêts dans ce domaine, mais il n‘y a pas eu de réponse dans le passé, et ce ne sera pas le cas maintenant", a déclaré Amr.

Il a ajouté: "Les Israéliens sont toujours à la recherche d‘un moyen de frapper notre tissu social et économique et tous les aspects de nos vies, essayant de pénétrer par plusieurs portes, mais le secteur privé est conscient de ces jeux."

Pour sa part, le chef de la Fédération des industries palestiniennes, Bassam Welwil, a dit: "Nous n‘accepterons que ce que l‘OLP accepte, ajoutant qu’il y a 12 institutions dans la représentation du conseil de coordination du secteur privé, qui sont toutes unies sur les décisions des dirigeants palestiniens. "

À son tour, le membre du conseil d‘administration du centre palestinien "PalTrade", Samir Halila, a minimisé l‘importance des contacts israéliens avec les hommes d‘affaires et les chances de leur succès, considérant que l’objectif est de faire pression sur les dirigeants palestiniens pour les décourager de la décision de rompre les accords avec Israël.

Pour sa part, le Forum des hommes d‘affaires de Naplouse a appelé les membres de son assemblée générale à respecter la décision des dirigeants politiques de ne pas traiter directement avec la partie israélienne.

Le Forum des hommes d‘affaires traite avec l‘Autorité des affaires civiles en tant qu‘autorité officielle autorisée à obtenir des permis du côté israélien et sur la base du niveau politique palestinien de mettre fin à toute forme de coordination avec le côté israélien.

Le Forum confirme que toutes les transactions liées aux permis commerciaux et autres seront arrêtées jusqu‘à la décision des autorités palestiniennes compétentes.

Le président de la Fédération des chambres de commerce et de l’industrie, Omar Hashem, a confirmé que le syndicat rejetait toute tentative du gouvernement d‘occupation de fournir ce qu‘on appelle des  "facilités", loin des canaux officiels, considérant qu‘il s‘agissait d‘une tentative de scission des rangs palestiniens.

Abbas Melhem, directeur exécutif de la Fédération des associations d‘agriculteurs palestiniens, a dit que le gouvernement d‘occupation ne trouverait pas un seul agriculteur palestinien qui accepterait directement.

Shaher Saad, secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs palestiniens, a souligné que notre peuple n‘est pas un mendiant et qu‘il a le droit de vivre dans la dignité.

F.N

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