Accueil Les Prisonniers 23/octobre/2020 02:34

Un tribunal israélien annule la décision de gel de la détention administrative de Maher al-Akhras

Un tribunal israélien annule la décision de gel de la détention administrative de Maher al-Akhras

Ramallah, le 23 octobre 2020, WAFA- Les autorités d’occupation israélienne ont  décidé aujourd’hui d'annuler le gel de la détention administrative illimitée du prisonnier gréviste, Maher Al-Akharas et de le transférer de l’hôpital israélien ‘Kaplan à la prison ‘clinique d’Al-Ramla’, a déclaré le Club du prisonnier dans un communiqué de presse.

Al-Akharas, qui est en grève de la faim depuis 89 jours consécutif, a été soudainement transféré par les autorités d’occupation de Kaplan à la priosn ‘Clinique d’Al-Ramla’. De plus, les autorités d’occupation ont annulé la décision publiée le 23 septembre dernier par la Cour suprême israélienne sur le gel de détention administration du prisonnier Al-Akharas.

Le Club du prisonnier a estimé que la décision des autorités d’occupation de le transférer et d’annuler le gel de sa détention administrative, est une nouvelle confirmation de la tentative de l’occupation de contourner la grève du prisonnier Al-Akharas et la fin de la pièce de théâtre administrée par la Cour suprême de l’occupation tout au long de la dernière période.

Il a tenu les autorités d’occupation pour responsable du sort du prisonnier Al-Akharas qui fait face à un état de santé très grave et qui pourrait mourir à tout moment.

Al-Akharas, 49 ans, a entamé sa grève de la faim après avoir été arrêté et placé en détention administrative fin juillet. La détention administrative est une politique israélienne qui lui permet de détenir des Palestiniens sans porter plainte, parfois pendant des mois à la fois avec de multiples prolongations.

Le prisonnier Al-Akharas souffre de fatigue intense, de douleurs dans les articulations, l'abdomen et l'estomac, et un mal permanent dans la tête, en plus d'une perte de poids sévère, d'un état de déséquilibre, d'une incapacité à bouger et d'une perte de beaucoup de liquides et de sel, son sens de l'ouïe et de la parole ont été également affectés.

Il y a des craintes que cela puisse affecter les fonctions des organes vitaux de son corps, tels que les reins, le foie et le cœur, et ainsi sa vie sera soudainement en danger à tout moment, et l'administration de l'hôpital peut recourir à l'alimentation forcée sous prétexte d'une intervention d'urgence pour préserver sa vie.

Le 19 octobre, le parquet de l'occupation a proposé oralement au prisonnier Al-Akharas de le transférer à l'hôpital Al-Maqasid de Jérusalem, et que sa détention administrative ne serait pas renouvelée après la fin de l'ordonnance actuelle et sa libération sera le 26 novembre 2020, ce que le prisonnier a rejeté et a confirmé la poursuite de sa grève.

Le 12 octobre, la Cour suprême israélienne avait recommandé la libération du prisonnier Al-Akharas, mais il a décidé de rejeter cette promesse et a confirmé à poursuivre sa grève de la faim jusqu'à sa libération immédiate.

Le 23 septembre, la Cour suprême de l'occupation a rendu une décision de geler sa détention administrative et, par conséquent, le prisonnier Al-Akharas et les institutions de défense des droits de l'homme ont estimé que l'ordonnance de gel n'était rien d'autre qu'une ruse et une tentative pour contourner la grève et ne signifiait pas la fin de sa détention administrative.

Le prisonnier Al-Akharas, âgé de 49 ans, originaire du sud de Jénine, en Cisjordanie, entame une grève de la faim illimitée depuis le 27 juillet 2020, en protestation de sa détention administrative, il est confronté actuellement à de graves problèmes de santé.

Al-Akharas a été arrêté à plusieurs reprises : la première en 1989, la seconde en 2004, puis il a été de nouveau arrêté en 2009 et 2018.

Le prisonnier Al-Akharas, père de six enfants, dont une fille de 6 ans, travaillait dans l'agriculture avant son arrestation, il souffre d'hypertension, depuis sa détention en 2018.

L'occupation l'avait de nouveau arrêté le 27 juillet dernier et transféré en détention administrative pour une période de quatre mois, ce qui a été confirmé plus tard.

Le prisonnier Al-Akharas avait dit dans son message de l’hôpital israélien Kabalan où il confronte à des conditions de santé très graves : « Ma grève est une annonce de l'état déplorable des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, et une défense pour chaque prisonnier palestinien, et pour mon peuple qui souffre de l'occupation, et ma victoire dans cette grève est une victoire pour les prisonniers et mon peuple palestinien. »

Il a ajouté : « Soit je retourne victorieux à mon peuple, soit un martyr, et ma mort sera dû aux autorités d’occupation, pas moi, parce qu’elles contrôlent la libération et l’arrestation. »

Il y a environ 350 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes dans le cadre de la soi-disant détention administrative, une politique qui permet aux autorités israéliennes de détenir des Palestiniens sans porter plainte contre eux ni leur permettre d'être jugés.

Les groupes de défense des droits de l'homme affirment que la détention administrative viole le droit à une procédure régulière, puisque les preuves sont cachées au prisonnier alors qu'il est détenu pendant de longues périodes sans être inculpé, jugé ou condamné.

H.A

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