Gaza, le 9 janvier 2026, WAFA - Les conditions météorologiques extrêmes et la dépression atmosphérique qui touche la Palestine ont aggravé, une fois de plus, la souffrance des déplacés dans la bande de Gaza, où des centaines de milliers de personnes vivent dans des abris précaires depuis des mois.
Dans la ville de Beit Lahiya, au nord du territoire, un enfant a été blessé lorsqu’un mur s’est effondré sous l’effet des vents violents accompagnant le front froid. Son état n’a pas été précisé.
Dans plusieurs zones basses du nord et du centre de Gaza, les pluies abondantes ont inondé de nombreuses tentes abritant des familles déplacées. Certains abris ont été complètement submergés, tandis que des rafales de vent ont arraché d’autres tentes, contraignant des familles – dont de nombreux enfants – à se réfugier dehors, en pleine tempête et dans un froid mordant.
Les déplacés font face à des conditions humanitaires dramatiques : la majorité vit dans des tentes en nylon ou en toile légère, qui n’offrent aucune protection contre les pluies, l’humidité ou les vagues de vent. Beaucoup sont installés dans des rues, des terrains vagues, des écoles ou des espaces publics dépourvus des besoins les plus élémentaires pour affronter l’hiver.
L’absence quasi totale de carburant aggrave la situation. Sans chauffage ni électricité, les familles n’ont aucun moyen de se protéger du froid nocturne, tandis que les températures continuent de chuter. Faute d’alternatives, certains déplacés ont été contraints de se réfugier dans des bâtiments fissurés ou partiellement détruits, malgré les risques d’effondrement, en raison de la destruction massive des habitations et de l’interdiction d’entrer des abris préfabriqués ou des matériaux de reconstruction dans la bande de Gaza.
Face à ce double fléau – le déplacement forcé et les intempéries hivernales – les familles de Gaza vivent dans une détresse grandissante, sans perspective de répit ni d’assistance humanitaire suffisante.
H.A



