Vatican, le 9 janvier 2026, WAFA – Le pape Léon XIV a réaffirmé, ce vendredi, le droit des civils palestiniens à « vivre en paix sur leur terre », aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza, renouvelant le soutien du Saint-Siège à la solution à deux États comme cadre politique légitime pour répondre aux aspirations des peuples palestinien et israélien.
S’exprimant lors de son traditionnel échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité auprès du Vatican, le souverain pontife a déploré que « la souffrance humanitaire des populations civiles se poursuive, malgré la trêve annoncée au mois d’octobre », aggravant une situation déjà dramatique.
Le pape a souligné que le Saint-Siège suivait « avec une attention particulière » toutes les initiatives diplomatiques visant à garantir un avenir de paix et de justice durable pour les Palestiniens à Gaza, ainsi que pour l’ensemble du peuple palestinien et le peuple israélien. Il a mis en garde contre l’escalade de la violence en Cisjordanie, affirmant que les civils palestiniens « ont le droit de vivre en paix sur leur terre ».
Au cours de son discours, le pape Léon XIV a exprimé une profonde inquiétude quant au retour de la guerre « comme si elle redevenait la mode de notre époque », dénonçant l’expansion croissante de « l’enthousiasme militaire ». Ce qui le préoccupe particulièrement, a-t-il ajouté, est « l’affaiblissement du multilatéralisme » sur la scène internationale.
Le chef de l’Église catholique a regretté que la diplomatie du dialogue soit progressivement remplacée par « une diplomatie de la force », menée tant par des États que par des alliances, rompant avec le principe fondamental établi après la Seconde Guerre mondiale interdisant le recours à la force pour porter atteinte aux frontières d’un autre pays.
« Nous ne cherchons plus la paix comme un bien en soi », a-t-il poursuivi, « mais nous prétendons l’imposer par les armes, comme condition pour asseoir domination et souveraineté ». Une dérive qui, selon lui, « compromet gravement l’État de droit, fondement indispensable de toute coexistence pacifique ».
H.A



